Selon le Hamas, le meurtrier de Shevach était l’un des leurs
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Selon le Hamas, le meurtrier de Shevach était l’un des leurs

Ahmad Jarrar, tué dans la nuit par l'armée israélienne, était le fils d'un haut commandant du Hamas  ;  « s’il a été [tué] en martyr, tant mieux pour lui », a déclaré sa mère

Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

La branche du Hamas à Jénine affirme qu'Ahmad Jarrar, 22 ans, tué par l'armée israélienne en Cisjordanie, était l'un des leurs. Son père, en haut à gauche, était un haut-commandant du Hamas durant la deuxième Intifada. (Crédit : Twitter)
La branche du Hamas à Jénine affirme qu'Ahmad Jarrar, 22 ans, tué par l'armée israélienne en Cisjordanie, était l'un des leurs. Son père, en haut à gauche, était un haut-commandant du Hamas durant la deuxième Intifada. (Crédit : Twitter)

Le Hamas a fait savoir jeudi que le terroriste palestinien abattu par les forces de sécurité israéliennes dans la nuit de mercredi à jeudi à Jénine était membre de la branche armée du groupe terroriste, la Brigade Ezzedine al-Qassam.

« Nous portons le deuil d’Ahmad Jarrar, combattant Qassam, qui est devenu un martyr lors d’une bataille de la Brigade », a déclaré la faction du groupe terroriste à Jénine dans un communiqué.

Jarrar, 22 ans, est soupçonné d’être à l’origine de la fusillade qui a coûté la vie au Rabbin Raziel Shevach la semaine dernière.

Jarrar a été tué par les unités d’élite israélienne, selon le ministère de la Santé palestinien et les médias arabes. L’armée israélienne a confirmé la mort d’un suspect, mais ne l’a pas identifié.

Lors de ces échanges de tirs, les forces israéliennes ont capturé un autre suspect palestinien et sont encore à la poursuite d’un troisième, a fait savoir un porte-parole de la police des frontières au Times of Israel.

Deux soldats ont été blessés, dont un grièvement.

Des centaines de Palestiniens ont jeté des pierres sur les forces israéliennes encore en opération à Jénine, a fait savoir le site d’information Ynet juste après minuit. Les troupes ont répondu en utilisant des dispositifs anti-émeutes, selon un communiqué de l’armée.
« La cellule de Jénine n’est ni la première ni la dernière. Le rôle des criminels [de l’Autorité palestinienne] de la coopération sécuritaire ne réussira pas à empêcher la résistance à réagir à la décision du [président américain Donald] Trump et de protéger Jérusalem », a déclaré Sami Abu Zuhri, porte-parole du Hamas, dans un communiqué.

Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël le 6 décembre, ce qui a excédé les Palestiniens, qui revendiquent la ville comme capitale de leur futur Etat.

Dans une interview diffusée sur les réseaux sociaux arabes, la mère de Jarrar a raconté comment les forces israéliennes sont entrées dans la maison pour ordonner que son fils sorte. Il avait déjà quitté la maison une demie heure auparavant, explique-t-elle.

« S’il a été [tué] en martyr, tant mieux pour lui », a déclaré la mère au sujet de son fils.

Selon le Hamas, Ahmad Jarrar est le fils de Nassar Jarrar, qui était l’un des haut-commandants du Hamas en Cisjordanie et chef des forces du groupe terroriste à Jénine, avant d’être tué par Israël en 2002.

Jarrar père, né en 1958, était l’un des pionniers du terrorisme islamiste anti-Israël. Il a été incarcéré en 1978 pour avoir lancé un cocktail molotov sur un bus israélien, à Jénine.

Il a été libéré en 1988 puis arrêté à nouveau en 1994, pour avoir fomenté le premier attentat suicide du Hamas, dans un bus de Hadera. Six Israéliens avaient été tués et 30 autres blessés. Il a été libéré en 1998.

Jarrar est devenu haut-commandant du Hamas durant la deuxième Intifada, au début des années 2000. Cette vague d’attentats terroristes a coûté la vie a des milliers d’Israéliens.

En 2001, Jarrar a perdu ses deux jambes et un bras en fabriquant une bombe. L’armée israélienne l’a tué en 2002 en faisant sauter sa cachette.

Au moment de sa mort, Jarrar préparait les attentats terroristes de l’hôpital Tel HaShomer à Tel Aviv et d’un autre bâtiment.

Les forces israéliennes recherchent les assassins sans relâche depuis l’attentat terroriste du 9 janvier. L’armée estime qu’il a été commis par une cellule composée d’au moins deux terroristes.

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