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Shaylee Atari affirme que l’État a été « négligent » lorsqu’elle a signalé son viol en 2011

Cette survivante du 7-Octobre a expliqué devant la commission du Statut des femmes que l'État avait réagi de manière inadéquate à son agression sexuelle violente

Shaylee Atary et son défunt mari Yahav Winner, sur une photo non datée (Crédit : Go2Films)
Shaylee Atary et son défunt mari Yahav Winner, sur une photo non datée (Crédit : Go2Films)

Shaylee Atari, survivante du 7-Octobre, a témoigné dimanche devant la commission du Statut des femmes de la Knesset affirmant que l’État avait réagi de manière inadéquate à l’agression sexuelle violente dont elle a été victime en 2011.

« En avril 2011, j’ai été violemment violée sur le bitume d’un parking résidentiel situé sous mon appartement à Tel Aviv », a déclaré Atari lors d’une session de la commission consacrée au soutien aux victimes de violences sexuelles.

Après s’être rendue au poste de police et avoir fourni des preuves de ses blessures, « la police a fait preuve de négligence et le parquet a classé l’affaire sans suite pour manque de preuves », a-t-elle expliqué.

« Le tribunal a protégé l’auteur des faits en imposant une interdiction de publication. Les documents de l’enquête révèlent une grave négligence et un manque de volonté de découvrir la vérité. Mon principal témoin, qui m’a trouvée inconsciente, n’a même pas été interrogé – la personne qui a vu mes blessures et m’a entendue crier après le violeur », a poursuivi Atari.

Atari a survécu au pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas dans sa maison du kibboutz Kfar Aza le 7 octobre 2023. Son mari, Yahav Winner, a été tué en la protégeant, elle et leur nouveau-né, Shaya, leur permettant ainsi de s’enfuir. Ils ont été secourus après s’être cachés pendant plus de 24 heures.

Atari a expliqué qu’elle et l’Association of Rape Crisis Centers in Israel (ARCCI) sont en train de rédiger un projet de loi qui sera bientôt présenté à la Knesset afin d’accorder aux victimes le droit d’être « tenues informées des procédures relatives à une demande d’interdiction de publication pour un suspect dans une affaire d’agression sexuelle, et d’exprimer [leur] position concernant cette demande ».

Atari a souligné que les victimes d’agression sexuelle, tout comme les victimes d’autres crimes violents, ne sont pas considérées comme des « parties à la procédure » en vertu de la loi israélienne et se voient accorder des droits limités durant le processus judiciaire.

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