Shoah : Mort d’une survivante dont les photos ont illustré la résistance
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Shoah : Mort d’une survivante dont les photos ont illustré la résistance

Faye Schulman, âgée de 101 ans, avait survécu à la liquidation du ghetto de Lénine en photographiant des responsables nazis ; elle s'était échappée et avait rejoint les partisans

Faye Schulman aide à opérer un partisan blessé. (Crédit : United States Holocaust Memorial Museum,Autorisation : Musée d'état biélorusse de l'histoire de la grande guerre patriotique)
Faye Schulman aide à opérer un partisan blessé. (Crédit : United States Holocaust Memorial Museum,Autorisation : Musée d'état biélorusse de l'histoire de la grande guerre patriotique)

JTA — Faye Schulman, survivante de la Shoah qui avait perdu la plus grande partie de sa famille, assassinée par les nazis, rejoignant ensuite un groupe de partisans combattants et aidant à créer une documentation précieuse de photographies montrant les travaux de la résistance, s’est éteinte le 24 avril, a fait savoir samedi le Washington Post.

Elle était âgée de 101 ans.

Les photographies de Schulman montraient souvent les visages souriants des jeunes résistants, avec Schulman qui posait parfois au centre, portant un manteau en imprimé léopard. Michael Berkowitz, professeur d’histoire juive à l’University College de Londres, a déclaré au Post que ses clichés avaient été « extrêmement importants pour documenter l’histoire de la résistance ».

Schulman était née à Lénine, en Pologne, une ville frontalière de l’Union soviétique. Sa famille avait été assassinée lors de la liquidation du ghetto, là-bas – les nazis avaient amené la majorité des Juifs de la localité aux abords de cette dernière et les avait lâchement exécutés. Schulman avait été saine et sauve grâce au travail qui lui avait été confié. Elle était alors chargée de photographier les officiels nazis et d’assurer le développement des clichés.

Elle avait rejoint les partisans après s’être échappée dans les forêts et elle avait été infirmière, prenant en charge les résistants blessés. Elle développait ses photos pendant la nuit.

Après la libération par les troupes soviétiques, en 1944, elle avait épousé, la même année, Morris Schulman, un membre juif des partisans. Ils avaient vécu dans un camp de personnes déplacées après la guerre, puis ils étaient partis au Canada, en 1948, où Schulman a résidé jusqu’à sa mort.

En 1995, Schulman avait publié un livre : A Partisan’s Memoir: Woman of the Holocaust, une autobiographie qui présentait également bon nombre de ses photographies.

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