Six résidents de Jérusalem-Est arrêtés pour avoir agressé des policiers
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Six résidents de Jérusalem-Est arrêtés pour avoir agressé des policiers

Même après la levée de l'interdiction des rassemblements porte de Damas, les tensions restent élevées ; la police a dispersé la foule après l'apparition d'un drapeau palestinien

Des Palestiniens brandissent un drapeau palestinien à la porte de Damas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, pendant le Ramadan, le 26 avril 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Des Palestiniens brandissent un drapeau palestinien à la porte de Damas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, pendant le Ramadan, le 26 avril 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les forces de l’ordre ont arrêté six Palestiniens, des résidents de Jérusalem-Est, qui auraient agressé des policières aux abords de la porte de Damas, dans la Vieille Ville, dans la matinée de lundi.

Les suspects auraient lancé une table et d’autres objets sur ces six agentes. Deux ont été blessées, a précisé la police.

Bien que les forces de l’ordre ont décidé dimanche soir d’autoriser à nouveau les rassemblements à proximité de la porte de Damas pendant le Ramadan, les tensions font encore rage. La politique d’interdiction des regroupements était, selon les musulmans, une initiative incendiaire qui était venue mettre un terme à une tradition de longue haleine de rassemblements sur le site pendant le mois sacré.

La chaîne Kan a fait savoir, lundi, que le Shin Bet avait poussé la police à enlever les barrières qui empêchaient les fidèles de s’asseoir sur les marches de la porte de Damas.

L’agence de sécurité avait estimé que la présence de ces barrières avait contribué aux tensions récentes dans la ville, a indiqué la chaîne.

La police est venue à plusieurs reprises sur le site et a dispersé les personnes qui s’y trouvaient, dimanche et lundi soir, lorsque des individus ont été remarqués en train de brandir des drapeaux palestiniens – un symbole souvent considéré comme une provocation par les autorités israéliennes.

La police disperse les gens rassemblés à la porte de Damas, aux abords de la Vieille Ville de Jérusalem, pendant le Ramadan, le 26 avril 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Lundi également, les forces de l’ordre ont prolongé la détention d’un mineur et d’un adulte – tous deux Juifs – qui avaient été arrêtés la veille pour avoir agressé deux éboueurs arabes à Jérusalem.

Plus tôt dans la journée, un homme de 68 ans avait été légèrement blessé par un jet de pierre dirigé contre sa voiture, alors qu’il circulait au volant de son véhicule dans la Vieille Ville.

Les secours ont pris en charge l’homme sur les lieux de l’incident, à proximité de la porte des Maghrébins, dans la Vieille Ville. Ils l’ont ensuite emmené à l’hôpital Shaare Zedek.

L’identité de la personne qui a lancé la pierre reste indéterminé et il n’y aurait pas eu d’arrestation. Il n’y a eu aucune information sur l’identité ou sur l’ethnie de la victime.

Des Palestiniens brandissent un drapeau palestinien à la porte de Damas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, pendant le Ramadan, le 26 avril 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Dans un autre incident survenu à Jérusalem-Est, une pierre a été jetée en direction d’un groupe de députés issus du parti sioniste religieux d’extrême-droite qui faisaient une visite au sein de l’enclave juive de Beit Orot.

Il n’y a eu ni blessés, ni dégâts. Les députés ont fait savoir qu’ils étaient venus « renforcer les résidents juifs qui souffrent des agressions arabes ».

Des milliers de Palestiniens sont descendus tous les soirs, porte de Damas, dès le début du ramadan, le 13 avril, pour protester contre la politique controversée d’interdiction des rassemblements mise en œuvre par les portes de l’ordre.

Plus de 105 Palestiniens ont été blessés, jeudi soir, dans des heurts avec la police qui s’étaient trouvés au milieu de manifestants arabes qui affrontaient, à ce moment-là, un groupe formé de centaines d’extrémistes juifs qui défilaient vers la porte de Damas, scandant « Que vos villages brûlent », « Mort aux Arabes » et autres slogans de haine.

La police a utilisé des outils de dispersion d’émeutes contre les deux groupes. Elle a fait usage de moyens plus sévères, et notamment de balles en caoutchouc, contre les Palestiniens.

Des vidéos de Jérusalem sont aussi devenues virales sur le réseau social TikTok, qui semblent montrer des Palestiniens agresser des Juifs ultra-orthodoxes sans qu’il y ait eu de provocation préalable. Ces images ont suscité la colère des Juifs.

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