Smotrich appelle à l’annexion du sud-Liban
Avant lui, le ministre de la Défense, Israel Katz, avait évoqué l'existence de projets de prise de territoire si le Liban ne désarmait pas le Hezbollah
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Israël devrait repousser sa frontière avec le Liban jusqu’au fleuve Litani, dans le sud du pays, a déclaré le ministre des Finances Bezalel Smotrich, après que l’armée israélienne a bombardé des ponts et détruit des maisons dans le secteur pour lutter contre le Hezbollah.
Les propos de Smotrich sont les plus explicites à ce jour, de la part d’un haut responsable israélien, sur la prise de territoire libanais dans le cadre d’un combat supposé viser les terroristes du Hezbollah soutenus par l’Iran.
Smotrich a déclaré à l’antenne d’une émission de radio israélienne que la campagne militaire au Liban devait « se terminer sur une réalité radicalement différente, vis-à-vis du Hezbollah mais aussi avec un changement des frontières israéliennes. »
« Je le dis ici sans hésiter… et où que je me trouve : la nouvelle frontière israélienne doit être le Litani », a affirmé Smotrich.
Chef d’un petit parti d’extrême droite et ministre du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Smotrich tient fréquemment des propos qui dépassent le strict cadre de la politique officielle israélienne.
Le cabinet Netanyahu n’a pas répondu à une demande de commentaire sur ce point.
Ce mois-ci, le ministre de la Défense, Israel Katz, a laissé entendre qu’il existait des projets de prise de territoire en disant que le Liban pourrait « perdre du territoire » s’il ne désarmait pas le Hezbollah.
Les propos de Smotrich ont un fort retentissement au Liban.
Un responsable libanais a déclaré à Reuters que Beyrouth comptait sur les puissances étrangères pour convaincre Israël de mettre un terme à cette guerre, sur la foi de l’offre du président Joseph Aoun de tenir des pourparlers directs.
Smotrich appelle également Israël à annexer des territoires qu’il contrôle dans la bande de Gaza, jusqu’à une ligne d’armistice avec le Hamas. En application du cessez-le-feu signé en octobre dernier, Israël contrôle 53 % de Gaza, d’où il a ordonné le départ des habitants et rasé les bâtiments.
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