Sous le soleil de Marseille, les relations entre Juifs et musulmans au beau fixe
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Sous le soleil de Marseille, les relations entre Juifs et musulmans au beau fixe

La deuxième ville de France accueille la troisième plus importante communauté juive d'Europe et 250 000 musulmans

Yaakov Schwartz est le rédacteur adjoint de la section Le monde juif du Times of Israël

  • Noailles est un pôle d'immigrants venus du Moyen-Orient et d'Afrique à Marseille. En son centre, un bazar en plein air avec des étals similaires à ceux des souks israéliens. Octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
    Noailles est un pôle d'immigrants venus du Moyen-Orient et d'Afrique à Marseille. En son centre, un bazar en plein air avec des étals similaires à ceux des souks israéliens. Octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
  • Noailles est un pôle d'immigrants venus du Moyen-Orient et d'Afrique à Marseille. En son centre, un bazar en plein air avec des étals similaires à ceux des souks israéliens. Octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
    Noailles est un pôle d'immigrants venus du Moyen-Orient et d'Afrique à Marseille. En son centre, un bazar en plein air avec des étals similaires à ceux des souks israéliens. Octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
  • Un panneau indique Judai-Cite, ou la Rue Saint-Suffren, un pôle du commerce juif à Marseille, au mois d'octobre 2020. (Crédit :  Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
    Un panneau indique Judai-Cite, ou la Rue Saint-Suffren, un pôle du commerce juif à Marseille, au mois d'octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
  • La Rue Saint-Suffren est un centre du commerce juif à Marseille. Elle peut être animée ou presque vide selon le moment. Octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
    La Rue Saint-Suffren est un centre du commerce juif à Marseille. Elle peut être animée ou presque vide selon le moment. Octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
  • L'extérieur de la Grande synagogue de Marseille, le 21 octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
    L'extérieur de la Grande synagogue de Marseille, le 21 octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
  • L'une des nombreuses petites rades de Marseille, octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
    L'une des nombreuses petites rades de Marseille, octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
  • Le front de mer à Marseille (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
    Le front de mer à Marseille (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
  • Le président de la communauté juive de Marseille  Michel Cohen Tenoudji dans son bureau à la Grande synagogue, le21 octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
    Le président de la communauté juive de Marseille Michel Cohen Tenoudji dans son bureau à la Grande synagogue, le21 octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
  • Un mariage à la Grande synagogue de Marseille, le 21 octobre 2020. (Autorisation : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)
    Un mariage à la Grande synagogue de Marseille, le 21 octobre 2020. (Autorisation : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)

MARSEILLE, France — Même si la ponctualité n’est pas un trait dominant parmi les responsables Juifs (voire parmi les Juifs tout court) qui ont pu accepter de s’entretenir avec le Times of Israel, Michel Cohen Tenoudji, président de la communauté juive de Marseille, présente ses excuses à travers son masque en tissu noir alors qu’il pénètre en hâte dans son bureau situé au deuxième étage de la Grande synagogue. Il se trouve dans l’incapacité de laisser durer notre entretien au-delà de l’heure prévue, m’explique-t-il d’emblée, parce qu’il attend la visite d’un responsable musulman local.

Cette interview, qui s’est déroulé à la mi-octobre, survient quelques jours seulement après la décapitation du professeur d’Histoire-Géographie, Samuel Paty, dans une banlieue parisienne, parce qu’il avait montré à ses élèves dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression des caricatures du prophète Mahomet.

Evoquera-t-il l’ignoble attentat avec ce responsable musulman qui viendra le voir ? Cohen, 60 ans, qui est président du Consistoire de Marseille depuis 2017, laisse échapper que oui, il le fera.

Ce responsable musulman local – qui demande l’anonymat – a l’intention de dénoncer l’attaque et toutes les autres formes de terrorisme, explique Cohen Tenoudji. Les deux hommes vont également évoquer d’ambitieuses initiatives inter-confessionnelles sur lesquelles ils travaillent.

Dans les deux semaines qui ont suivi la rencontre entre le Times of Israel et Cohen Tenoudji, il y a eu une attaque au couteau et une décapitation dans une église à Nice, à seulement 200 kilomètres à l’est de Marseille, et une fusillade à Vienne qui a fait quatre morts et 23 blessés.

Noailles est un pôle d’immigrants venus du Moyen-Orient et d’Afrique à Marseille. En son centre, un bazar en plein air avec des étals similaires à ceux des souks israéliens. Octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)

Il y aurait entre 20 à 25 % de musulmans qui vivent actuellement à Marseille, dont la population globale s’élève à 860 000 personnes. Il y a aussi entre 70 000 et 80 000 Juifs, en majorité d’origine nord-africaine, ce qui en fait la troisième plus importante communauté juive d’Europe après Paris et Londres – avec une concentration de Juifs qui rivalise avec New York ou Miami.

Avant notre rencontre avec le chef de cette communauté, le Times of Israel a arpenté la rue Saint-Suffren, située dans le centre-ville et qui accueille de nombreux magasins casher, des restaurants et une école juive. Le Times of Israel arrête alors un homme portant le costume noir et blanc traditionnel des Juifs ultra-orthodoxes.

Un panneau indique Judai-Cite, ou la Rue Saint-Suffren, un pôle du commerce juif à Marseille, au mois d’octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)

S’exprimant dans un hébreu basic, le Times of Israel lui demande s’il se sent en sécurité lorsqu’il porte sa kippa dans d’autres endroits de la ville. « Bien sûr », répond-il sans attendre. La porterait-il à Noailles – cette partie très musulmane de la ville, avec son marché en plein air aux airs de souk, qui pourrait avoir été importé directement de n’importe quel pays du Moyen-Orient, et qui rappelle aussi le marché Mahane Yehuda de Jérusalem ? « Oui », dit-il, pensif.

« Pourquoi pas ? », ajoute-t-il.

D’autres habitants – Juifs et non-Juifs – semblent aussi considérer la coexistence religieuse à Marseille comme acquise. Un membre de la communauté juive, employé à la municipalité, déclare qu’il pense que les relations de voisinage entre Juifs et musulmans se sont naturellement établies à l’arrivée du Maghreb, où les deux groupes cohabitaient ensemble depuis des siècles.

La Rue Saint-Suffren est un centre du commerce juif à Marseille. Elle peut être animée ou presque vide selon le moment. Octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)

De plus, continue-t-il, les musulmans sont bien acceptés à Marseille et ils ne rencontrent pas autant de racisme et de rejet de la part des résidents de la ville que cela peut être le cas dans d’autres villes françaises.

Il souligne également que contrairement à de nombreuses grandes villes hors des frontières d’Israël, les Juifs ne se concentrent pas dans une strate sociale et économique exclusive.

Il y a autant de probabilités de voir un Juif au volant d’un bus que d’en voir un enseigner dans une école publique, porter l’uniforme de la police, travailler dans un cabinet d’avocat ou être chirurgien, dit-il, se faisant l’écho d’une rengaine extraite d’un film d’Yvan Attal réalisé en 2016 – dont ce journaliste entendra parler à de nombreuses reprises à Marseille. « Ils sont partout », s’exclame mon interlocuteur, amusé.

En visitant la Grande synagogue, juste avant ma rencontre avec Cohen Tenoudji, un employé de la communauté juive qui fait office de guide confirme aussi l’existence de relations chaleureuses avec les musulmans.

« C’est vrai », me dit l’employé, qui me demande de conserver l’anonymat parce qu’il n’exprime que son propre point de vue et ne veut pas se positionner comme représentant de la communauté. « Mais on attend seulement que le terrorisme arrive ici. Quelqu’un de l’extérieur verra que, finalement, on vit une existence calme ici, à Marseille, qu’on n’a pas trop peur et que notre sécurité est plutôt moins assurée qu’ailleurs – et il y aura une fusillade ou un attentat-suicide à la bombe. Ce n’est qu’une question de temps, si vous me le demandez », poursuit-il.

Interrogé sur les conséquences de tels actes de violence sur l’atmosphère de coexistence de la ville, il réfléchit pendant un moment avant de hausser les épaules. « Je suppose que les choses reviendraient à la normale après quelques mois », explique-t-il. « On ne va pas changer notre manière de voir les choses ».

Il m’emmène dans le bureau de Cohen Tenoudji.

L’extérieur de la Grande synagogue de Marseille, le 21 octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)

L’entretien qui suit a été révisé pour davantage de clarté.

Times of Israel : Alors, combien de Juifs y a-t-il à Marseille ?

Michel Cohen Tenoudji : Il y a environ 70 000 Juifs dont nous connaissons l’existence mais nous pensons que nous sommes environ
100 000 parce qu’il y a beaucoup de gens qui ont une mère juive, mais qui ne sont pas liés de manière étroite aux institutions ou au monde juif.

Chaque jour, nous découvrons des Juifs cachés qui ne savaient pas eux-mêmes qu’ils le sont. Parfois, ils savaient seulement qu’il y avait un élément juif dans leur famille ou dans leur arbre généalogique, c’est tout.

Le président de la communauté juive de Marseille, Michel Cohen Tenoudji. (Autorisation)

J’avais déjà observé un tel phénomène en Europe centrale et en Europe de l’est en raison de la situation après la Seconde Guerre mondiale, avec la mise en place du Rideau de fer – mais ici, à Marseille, la majorité des Juifs sont venus d’Afrique du nord des décennies après la guerre. Ces « Juifs cachés », quelles sont leurs origines ?

Après la Seconde Guerre mondiale, des Juifs d’Algérie et du Maroc étaient venus en France et il y avait eu une forte assimilation. Parce que de nombreuses Juives avaient aussi épousé des non-Juifs, les enfants nés de ces unions avaient eu une moitié de leur famille qui n’était pas juive dans les faits – mais ils sont Juifs eux-mêmes, selon la Torah.

Et en terme de dénomination juive, à quoi s’identifient la majorité des membres de la communauté de Marseille ?

La plus grande partie de la communauté est traditionnelle et 10 % peut-être pourrait être considérée comme orthodoxe. Les Juifs français ont l’esprit très ouvert et nous vivons donc ensemble facilement. A Marseille, la majorité des Juifs s’identifient au Consistoire et ils suivent le Grand-rabbin de France Haim Korsia.

Pour tous les événements de la vie, la bureaucratie, les papiers, les mariages, la mort – indépendamment de la dénomination dont vous vous revendiquez, vous pouvez faire appel aux services du Consistoire. Nous sommes l’organe officiel des Juifs en France et nous répondons donc à toutes les questions et à toutes les inquiétudes concernant le judaïsme, indépendamment de celui ou celle qui nous interroge.

Il y a certains Juifs des mouvements réformés et conservateurs ici – mais ils sont très peu nombreux et ils ne disposent que d’une synagogue à Marseille. Nous, au Consistoire, n’entretenons pas beaucoup de liens avec la communauté progressiste mais je pense qu’en tant que Juifs, nous avons énormément de chance que tout le monde s’entende comme ça… Notre Grand-rabbin, Ruben Ohana, et le Dayan [chef du tribunal rabbinique] Shmouel Melloul font tout ce qui est en leur pouvoir pour rassembler toutes les communautés – aucun Juif de Marseille n’est trop éloigné de nous s’il a besoin d’aide.

La Rue Saint-Suffren est un centre du commerce juif à Marseille. Elle peut être animée ou presque vide selon le moment. Octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)

Et comment se passent les relations entre Juifs et musulmans à Marseille ?

Comme c’est également le cas dans le reste du pays, Marseille a connu des incidents antisémites causés par des islamistes, mais d’une intensité et d’une fréquence bien moindre qu’ailleurs. Nous pensons que c’est la preuve de nos bonnes relations. Nous avons une association qui s’appelle Marseille Espérance et qui rassemble tous les chefs religieux de la ville. Elle organise des activités, des débats, des discussions, des événements. Je me suis moi-même rendu auprès de la communauté musulmane à de nombreuses reprises pour faire part de notre soutien, qu’il s’agisse de l’ouverture d’une nouvelle mosquée, de la fête de l’Aïd ou à l’occasion du Ramadan. Et nous accueillons chaque année les responsables musulmans à la Grande synagogue pour Rosh HaShana.

Ces moments sont des messages forts que nous transmettons à nos communautés locales, ainsi qu’aux autres plus éloignées. Et plus que cela, Marseille est une ville qui, en elle-même, est un melting-pot multiculturel, avec de nombreuses personnes diverses qui sont habituées à vivre ensemble. Et c’est une chance formidable de vivre dans un endroit aussi pacifique.

Le port de Marseille. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)

Qu’est-ce qui peut être encore amélioré dans ces relations ?

On pourrait être plus actifs ensemble, s’unir pour atteindre des objectifs communs. Par exemple, on pourrait se battre ensemble contre le nationalisme d’extrême-droite qui ne cesse de prendre de l’ampleur en Europe et qui est une menace pour nous tous.

Est-ce que l’histoire culturelle partagée des Juifs et des musulmans en provenance du Maghreb influence leurs relations à Marseille davantage que ce n’est le cas dans d’autres villes françaises ?

Aucun doute là-dessus ! Avec les vagues massives de l’immigration d’Afrique du nord, toutes ces communautés se sont rassemblées à Marseille. Elles étaient habituées à vivre ensemble et elles ont conservé leur mode de vie, leurs coutumes – et cette tradition est encore bien vivante aujourd’hui.

Un mariage à la Grande synagogue de Marseille, le 21 octobre 2020. (Autorisation : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)

Quels sont les défis que doivent relever les membres de la communauté juive de Marseille, aujourd’hui ?

Ils sont nombreux. Le Consistoire, principale institution de la communauté juive de Marseille, est avant tout inquiète de pouvoir rendre possible pour tous la pratique du judaïsme. Nous sommes là pour la partie religieuse, la casheroute, la circoncision, les mariages, et nous nous occupons des cimetières. Nous sommes comme une mairie pour les Juifs. Nous sommes là pour tout ce qui est relatif à la vie juive et à la vie quotidienne, ordinaire, de la naissance jusqu’à la mort.

En plus de cela, l’une de nos missions de base est de gérer la politique et les relations communautaires – un peu comme si notre communauté était une petite ville au cœur de la ville. Par exemple, en ce moment marqué par l’épidémie de COVID-19, il faut que nous trouvions ce que nous devons mettre en place pour rendre possible la vie religieuse et ce, malgré les restrictions et les lois qui ont été proclamées par le gouvernement. Et nous travaillons donc avec le gouvernement pour rendre possible la vie juive en France, en respectant toutes les lois françaises tout en nous conformant à la Halakha (la loi juive) et au mode de vie juif.

L’une des nombreuses petites rades de Marseille, octobre 2020. (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)

Pouvez-vous me donner des exemples de ce que fait le Consistoire pour rendre la vie juive possible pendant la crise sanitaire ?

Par exemple, au cours de la première vague, au mois de mars et au mois d’avril, nous avons fermé nos synagogues avant même que le gouvernement n’opte pour des restrictions. Mais la contagion, lors de la première crise, a été bien inférieure à Marseille que dans le reste de la France, et nous avons donc pris la décision de rouvrir les lieux de culte avant le reste du pays.

Le gouvernement n’a pas réfléchi à la vie juive pendant la COVID alors nous l’avons fait parce qu’il fallait que nous le fassions

Nous tenons compte des spécificités locales de chaque communauté et c’est là notre première mission. Nous prenons en charge la communauté juive comme une petite communauté indépendante. Nous avons créé des protocoles d’hygiène et des mesures spécifiques pour chaque synagogue – des mesures spécifiques pour le mikvé [bain rituel], des mesures spécifiques pour la circoncision. Et nous avons pris ces mesures particulières en tant que Juifs parce que le gouvernement n’a pas réfléchi à la vie juive pendant la COVID. Et nous l’avons fait parce qu’il fallait que nous le fassions.

Le front de mer à Marseille (Crédit : Yaakov Schwartz/ Times of Israel)

Avez-vous mis des mécanismes en place pour suivre les statistiques de la maladie au sein de la communauté juive ?

On ne peut pas savoir statistiquement parlant, parce qu’il n’y a pas de statistiques ethniques à l’hôpital. On ne sait pas qui est Juif ou non – ce n’est pas comme aux Etats-Unis, on ne peut pas remplir un formulaire qui indiquerait si on est Juif ou non-Juif. Mais si Marseille est une grande ville de France, c’est aussi une petite ville pour ses Juifs et nous savons donc, au sein du Consistoire, combien de Juifs ont succombé des suites du coronavirus à Marseille. Comme le disent les journaux, on peut voir que le nombre de Juifs décédés de la COVID-19 n’est pas plus important que le nombre de personnes décédées de l’épidémie dans le reste de la population ou dans les autres communautés en France.

Savez-vous combien de Juifs sont morts de la COVID-19 à Marseille ?

Nous le savons mais nous ne pouvons pas dire le chiffre. Dès le lendemain de Pourim [au mois de mars] – la fête a été la dernière où il y a eu, peut-être, des transmissions de la maladie. Mais après ça, on a tout arrêté. Grâce aux mesures que nous avons déjà évoquées, il n’y a pas eu énormément de contaminations, parce que la communauté juive prend grand soin à respecter les directives.

Au début de la crise, au mois de mars, même le gouvernement – et même les autres gouvernements dans le monde entier – ne savait pas vraiment comment gérer la situation et nous avons donc fait de notre mieux. Nous avons aussi tiré les leçons de nos erreurs, et nous avons agi très rapidement dès le début de la deuxième vague. Et c’est la raison pour laquelle nous avons réussi, aujourd’hui, à conserver des niveaux de transmission inférieurs à la moyenne.

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