Soutenant le BDS, Rashida Tlaib dit qu’elle boycotterait aussi les Etats arabes
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Soutenant le BDS, Rashida Tlaib dit qu’elle boycotterait aussi les Etats arabes

Pour la démocrate, le boycott est une "forme de liberté d'expression" que certains qualifient d'antisémite, et dit qu'elle le soutiendrait contre les pays musulmans s'il existait

Capture d'écran d'une vidéo de l'élue Rashida Tlaib, du Michigan, s'adressant à la Chambre des représentants lors d'un débat sur une résolution rejetant le boycott d'Israël, le 23 juillet 2019. (YouTube)
Capture d'écran d'une vidéo de l'élue Rashida Tlaib, du Michigan, s'adressant à la Chambre des représentants lors d'un débat sur une résolution rejetant le boycott d'Israël, le 23 juillet 2019. (YouTube)

La représentante démocrate du Michigan, Rashida Tlaib, a défendu son soutien au mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) contre Israël et a déclaré qu’elle appuierait un boycott des pays musulmans, comme l’Arabie saoudite ou l’Égypte.

Tlaib, une Palestino-Américaine, a déclaré que le mouvement « riposte contre les politiques racistes en Israël », lors d’une interview avec Jake Tapper sur CNN, dimanche, à l’émission “State of the Union”.

Elle a utilisé sa grand-mère, qui vit en Cisjordanie, comme exemple de « quelqu’un qui est actuellement sous occupation (qui) se sent inférieure ».

Elle a qualifié le boycott économique de « forme de liberté d’expression ».

« Mais les gens veulent le refuser parce qu’ils essaient de dire que c’est de l’antisémitisme. C’est ainsi qu’ils essaient de discréditer le fait que nous savons tous que, sous le régime de Netanyahu, les violations des droits humains ont empiré », a-t-elle dit.

Elle ne vise pas Israël, dit-elle, parce que : « S’il y avait un mouvement de boycott économique contre l’Arabie Saoudite, je serais la première à y souscrire. »

Tapper a demandé à deux reprises à Tlaib si elle croit qu’Israël a le droit d’exister. « Ecoutez, je considère vraiment que l’Etat d’Israël existe, exact », a-t-elle d’abord répondu, ajoutant, « mais, comprenons-nous, existe-t-il au détriment de l’inégalité pour le peuple palestinien, au détriment d’une résolution pacifique qui ne va pas vraiment de l’avant ? Nous n’aurons jamais la paix, je le pense sincèrement, si la voie qu’ils veulent suivre est celle de la séparation sans l’égalité. »

A la deuxième tentative, elle a répondu : « Oh, bien sûr. … Mais tout comme les Palestiniens ont le droit d’exister. Les Palestiniens ont également droit aux droits de l’homme. L’un ne va pas sans l’autre. »

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