Subvention à l’UNRWA : la mairie de Lyon sous le feu des critiques
En votant une nouvelle aide de 50 000 euros à l’agence onusienne controversée chargée de l’aide aux réfugiés palestiniens, la municipalité écologiste relance la polémique
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Fin juin, la ville de Lyon a voté l’attribution d’une nouvelle subvention de 50 000 euros à destination de l’UNRWA, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens. Une décision qui ravive la controverse, alors que l’organisation est au cœur de nombreuses critiques depuis les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Plusieurs de ses employés sont soupçonnés d’avoir participé, directement ou indirectement, aux massacres perpétrés ce jour-là, ou encore d’avoir joué un rôle dans la détention d’otages israéliens à Gaza.
Dans les colonnes du Journal du Dimanche, fin juin, Richard Zelmati, président du CRIF Rhône-Alpes, a vivement réagi à ce vote. Il dénonce au JDD « le financement d’une agence douteuse » et fustige une démarche qui, selon lui, « fracture la cohésion républicaine ». Il estime qu’une collectivité locale comme Lyon ne devrait pas s’engager politiquement dans un contexte aussi sensible, d’autant que les accusations visant l’UNRWA sont graves et toujours à l’étude au sein même de l’ONU.
La mairie de Lyon, dirigée par l’écologiste Grégory Doucet, assume pleinement cette subvention, qu’elle inscrit dans un cadre strictement humanitaire. Elle souligne l’urgence de la situation dans la bande de Gaza, où les besoins en aide médicale, alimentaire et logistique sont immenses depuis le début du conflit. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la ville agit en ce sens : en novembre 2023, elle avait déjà débloqué 50 000 euros, versés à la Croix-Rouge puis à Médecins du Monde pour appuyer la mise en place de centres de santé dans le territoire palestinien.
L’UNRWA, régulièrement accusée par Israël d’entretenir un climat hostile dans les camps de réfugiés palestiniens, est aujourd’hui sous étroite surveillance. Selon les autorités israéliennes, une partie de ses infrastructures auraient été utilisées par le Hamas à des fins militaires. À ce jour, neuf employés de l’agence ont été licenciés après avoir été soupçonnés d’implication dans les attentats du 7 octobre. Plusieurs pays donateurs, dont les États-Unis, avaient temporairement suspendu leur financement avant de le rétablir partiellement, dans l’attente des résultats d’enquêtes internes et indépendantes.
la Communauté du Times of Israël !







