Suspension du jumelage Bordeaux-Ashdod : la Licra Gironde dénonce une décision « incohérente »
Après l’annonce par le maire Pierre Hurmic de la suspension du jumelage, la présidente de la Licra Gironde, Sarah Bromberg, exprime son incompréhension
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Annoncée fin juin, la suspension du jumelage entre Bordeaux et la ville côtière d’Ashdod, dans le sud d’Israël, continue de susciter l’incompréhension.
« Un jumelage, ce n’est pas un acte passif, il se fait vivre. Ça peut devenir un outil de paix, là où le silence est visiblement beaucoup plus commode », a réagi début juillet sur RCJ Sarah Bromberg, présidente de la Licra Gironde. « Pourquoi le maire de Bordeaux n’a-t-il pas remis en cause les jumelages avec Wuhan ? Il met en avant la paix, il souhaite un cessez-le-feu… Mais il y a plein d’autres jumelages, comme avec Wuhan en Chine : là aussi, on pourrait se poser des questions. Si telle était sa volonté, pourquoi ne pas suspendre ce jumelage, alors que les Ouïghours subissent une répression massive ? Ou encore celui avec Saint-Pétersbourg, malgré la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine ? On est aussi jumelé avec Oran, alors que l’écrivain Boualem Sansal est actuellement détenu en Algérie », explique la militante.
Le 26 juin, Pierre Hurmic a écrit à son homologue d’Ashdod, au sud de Tel-Aviv, pour l’informer de sa volonté de suspendre « toute activité de coopération » dans l’attente d’un « cessez-le-feu durable » et d’un « processus de paix », révélait le site d’information Rue89 Bordeaux.
Dans ce courrier, l’édile rappelle son soutien à Ashdod après l’attaque du groupe terroriste islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre 2023, et son appel à la libération des otages, aux côtés de la communauté juive bordelaise. Mais il « déplore, comme beaucoup, que la riposte israélienne dans la bande de Gaza engendre tant de souffrances inadmissibles touchant les populations civiles palestiniennes ».
Fin juin, le groupe d’opposition Bordeaux Ensemble, présidé par Nathalie Delattre, ministre du Tourisme, a dénoncé un « gage donné à la frange la plus radicale de l’extrême gauche dans un contexte pré-électoral ».
Celle qui s’est déclarée candidate aux municipales de 2026 déplore une décision « prise de manière solitaire » et un « revirement » du maire, qui, il y a un an, avait refusé de suspendre ce jumelage.
Bordeaux suspend son jumelage avec Ashdod :
"Pourquoi ne pas suspendre le jumelage avec Wuhan où les Ouïghours subissent une répression massive ? (…) Ou encore avec Oran ? Actuellement, on a l'écrivain Boualem Sansal qui est détenu en Algérie." Sarah Bromberg @LicraBdxGironde pic.twitter.com/Z7QJqR2KM9— Radio RCJ (@RCJRADIO) July 2, 2025
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