Syrie : Arrestation d’un général du régime Assad en lien avec l’attaque chimique de 2013
Adnan Abboud Hilweh est accusé d'être "l'un des officiers de premier plan responsables" de l'attaque au gaz sarin qui avait fait plus de 1 000 morts dans l'oasis de Damas
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Un ancien général syrien, accusé d’être l’un des responsables d’une attaque chimique meurtrière survenue au cours de la guerre civile en 2013, a été arrêté, a annoncé mercredi le ministre syrien de l’Intérieur, Anas al-Khattab.
« Adnan Abboud Hilweh, l’un des officiers de premier plan responsables du massacre chimique dans la Ghouta [l’oasis de Damas, ndlr] orientale en 2013, est à présent détenu dans la prison du département du contre-terrorisme », a indiqué le ministre sur le réseau social X.
Selon les services de renseignement américains, plus d’un millier de personnes ont été tuées par du gaz sarin dans la banlieue de Damas.
L’attaque a été imputée au gouvernement de Bachar al-Assad. À l’époque, le gouvernement avait nié toute implication et mis en cause les rebelles.
Hilweh est l’un des trois généraux syriens accusés en 2022 par le département d’État américain d’être impliqués dans « de graves violations des droits de l’Homme, à savoir le déni flagrant du droit à la vie d’au moins 1 400 personnes dans la Ghouta ».
Il a notamment été sanctionné par l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni.
اللواء عدنان عبود حلوة أحد أبرز الضباط المسؤولين عن مجزرة الكيماوي في الغوطة الشرقية عام 2013 بات اليوم في قبضة إدارة مكافحة الارهاب. pic.twitter.com/24QktTSIO6
— أنس حسان خطاب (@Anas_Khattab_sy) April 29, 2026
La guerre civile en Syrie a fait en treize ans plus d’un demi-million de morts et des millions de déplacés. Des dizaines de milliers de personnes ont disparu, souvent dans le système carcéral extrêmement brutal du pays.
En treize ans, la guerre civile en Syrie a fait plus d’un demi-million de morts et des millions de déplacés. Des dizaines de milliers de personnes ont disparu, souvent dans le système carcéral extrêmement brutal du pays.
Les nouvelles autorités syriennes se sont engagées à ce que justice soit faite concernant les atrocités commises sous Assad.
Les militants des droits humains et la communauté internationale ont souligné l’importance d’une justice de transition dans ce pays.
Le procès d’Assad et de figures clés de son entourage – dont l’un a comparu devant la Cour, les autres étant jugés par contumace – a débuté avec une première audience lundi.
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