Syrie/Deraa : l’ONU suspend ses convois humanitaires depuis la Jordanie
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Syrie/Deraa : l’ONU suspend ses convois humanitaires depuis la Jordanie

Les forces gouvernementales ont intensifié leur offensive dans le sud de la Syrie avec le soutien de la Russie pour reprendre les territoires sous contrôle rebelle depuis sept ans

De la fumée émane de zones attribuées à l'opposition, après des frappes du régime, dans la province de Deraa, en Syrie, le 27 juin 2018. (Crédit :AFP / Mohamad ABAZEED)
De la fumée émane de zones attribuées à l'opposition, après des frappes du régime, dans la province de Deraa, en Syrie, le 27 juin 2018. (Crédit :AFP / Mohamad ABAZEED)

Les Nations unies ont annoncé jeudi avoir suspendu leurs convois humanitaires transfrontaliers depuis la Jordanie vers la province méridionale de Deraa en Syrie en raison des combats.

« Nous ne pouvons pas laisser la guerre entrer dans une région comptant 750 000 civils », a déclaré le chef du groupe de travail humanitaire de l’ONU sur la Syrie, Jan Egeland, lors d’un point de presse à Genève.

« Même la route d’approvisionnement venant de la frontière jordanienne, jusqu’à présent extrêmement efficace, a été interrompue en raison des combats de ces derniers jours », a-t-il dit, spécifiant qu' »il n’y a pas eu de convois transfrontaliers depuis le 26 juin ».

« Les combats ont été si intenses qu’il n’y a pas d’accord suffisant pour garantir un passage sûr pour les convois », a-t-il expliqué, appelant les « acteurs armés à apporter ces garanties ». « Et alors les convois repartiront », a-t-il assuré.

Les forces du régime ont réalisé une percée stratégique contre les rebelles dans la province méridionale de Deraa où les violences ont poussé 50 000 civils à la fuite, selon M. Egeland. Cet exode est inédit dans cette région depuis le début de la guerre en Syrie, en 2011.

Les forces gouvernementales ont intensifié ces derniers jours leur offensive dans le sud de la Syrie avec le soutien de la Russie pour reprendre les territoires sous contrôle rebelle depuis sept ans.

« C’est déchirant parce que c’est une zone où les gens se sentaient en sécurité jusqu’à il y a seulement dix jours », a déploré M. Egeland.

« En juillet de l’année dernière, nous avons applaudi le fait que la Russie, les Etats-Unis et la Jordanie rendent possible cette zone de désescalade. Maintenant, il n’y a plus de protection, que la guerre », a-t-il poursuivi, lançant un appel à ces trois pays pour qu’ils mettent à nouveau fin aux combats.

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