Syrie : l’UNRWA salue un plan de Damas pour le retour des Palestiniens à Yarmouk
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Syrie : l’UNRWA salue un plan de Damas pour le retour des Palestiniens à Yarmouk

Le camp, devenu au fil des années un véritable quartier, accueillait avant le début du conflit syrien en 2011 quelque 160 000 réfugiés palestiniens

La file interminable de réfugiés lors d'une distribution de nourriture organisée par l'ONU, dans les ruines du camp de réfugiés de Yarmouk, au sud de Damas (Crédit : AFP Photo/HO/UNRWA)
La file interminable de réfugiés lors d'une distribution de nourriture organisée par l'ONU, dans les ruines du camp de réfugiés de Yarmouk, au sud de Damas (Crédit : AFP Photo/HO/UNRWA)

L’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) s’est félicitée mercredi de la décision des autorités syriennes d’oeuvrer pour le retour des habitants de Yarmouk, appelant la communauté internationale à l’aider pour reprendre ses services dans le camp palestinien sinistré.

En mai, le gouvernement syrien et ses alliés ont reconquis cet ex-bastion des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) dans le sud de Damas. Cinq mois plus tard, les immeubles aplanis s’alignent toujours près de bâtisses en béton éventrées et de façades noircies.

Le camp, devenu au fil des ans un véritable quartier, accueillait avant le début du conflit syrien en 2011 quelque 160 000 réfugiés palestiniens. Aujourd’hui il est quasi-désert.

Mardi, dans un entretien télévisé, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad, avait évoqué un « plan pour le retour de tous les réfugiés au camp », sans préciser de date ni les modalités d’application de cette initiative.

« L’UNRWA se félicite de la décision du gouvernement syrien d’autoriser les réfugiés palestiniens à rentrer chez eux dans le camp de Yarmouk », a réagi mercredi le porte-parole de l’agence, Chris Gunness.

Etabli dans les années 1950, Yarmouk était initialement un camp de réfugiés pour les Palestiniens partis de leurs terres après la création d’Israël en 1948. « Il abritait près de 30 % de la population de réfugiés palestiniens en Syrie », selon M. Gunness.

Depuis mai, à l’exception du déblayage des gravats, aucun plan de reconstruction n’a démarré.

L’UNRWA, qui possède 23 bâtiments dans le camp, dont 16 écoles, est empêtrée dans une grave crise financière depuis que les Etats-Unis, premier donateur, ont décidé de fermer les robinets. En Syrie, elle est confrontée à des difficultés supplémentaires, en raison des antagonismes diplomatiques qui marquent le conflit.

« Nous appelons la communauté internationale à fournir un soutien à l’UNRWA pour lui permettre de fournir les services de base en matière de santé et d’éducation aux réfugiés Palestiniens retournant à Yarmouk », a exhorté M. Gunness.

« Le camp est largement détruit et la municipalité doit rétablir d’abord les infrastructures de base, notamment l’eau, l’électricité et le tout-à-l’égout », a-t-il souligné.

La guerre en Syrie a fait plus de 360 000 morts depuis 2011 et déplacé plus de la moitié de la population.

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