« The Vigil », un film d’épouvante sur la shemira dans une communauté orthodoxe
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« The Vigil », un film d’épouvante sur la shemira dans une communauté orthodoxe

L’œuvre de Keith Thomas, un huis-clos qui se déroule dans un appartement sinistre, raconte l’effroi d'un jeune New-Yorkais face à des phénomènes étranges

L'affiche de "The Vigil" de Keith Thomas. (Crédit : WILD BUNCH DISTRIBUTION)
L'affiche de "The Vigil" de Keith Thomas. (Crédit : WILD BUNCH DISTRIBUTION)

Dans la mystique juive et kabbalistique, le dibbouk est cet esprit démoniaque qui habite le corps d’un individu. C’est à ce concept que s’est intéressé le réalisateur-scénariste américain Keith Thomas dans son dernier film, « The Vigil », sorti le 29 juillet dernier et toujours à l’affiche dans plusieurs cinémas.

L’œuvre, un huis-clos qui se déroule dans un appartement sinistre, raconte l’effroi d’un jeune New-Yorkais, Yakov, qui a quitté la communauté juive orthodoxe et qui accepte à contrecœur et pour raisons financières d’assurer la shemira (veillée funèbre) d’un vieil homme, qui laisse derrière lui une veuve dont la santé mentale interroge. Des phénomènes étranges et de plus en plus menaçants se déclenchent alors.

Le rôle principal est interprété par Dave Davis (« True Detective »), qui a pour l’occasion passé deux semaines au sein de la communauté orthodoxe avant le tournage afin de mieux les comprendre et d’apprendre les dialogues en yiddish et les prières.

Le film reprend des thèmes liés à la Shoah et à l’antisémitisme et, entre terreur physique et peur psychologique, glace le sang du spectateur.

Réalisé avec peu de budget (moins d’un million de dollars) en une courte période (18 jours), « The Vigil » peut être considéré comme le film d’épouvante de l’été.

Dans Le Point, le réalisateur, véritable passionné de film d’horreur, revient sur son parcours et sur l’histoire de son film. Il explique ainsi avoir voulu « faire une version juive de ‘L’Exorciste’. »

« Ma mère est Juive et elle est issue d’une grande famille juive new-yorkaise », explique-t-il. « J’ai des cousins dans la communauté hassidique et cela m’a toujours fasciné. Je savais que mon premier film devait être personnel. Je me suis dit que j’avais vu très peu de films d’horreur au concept basé sur la religion juive. Il y a quelques films avec des personnages de rabbin, ce film d’horreur polonais, Demon, les films sur le Golem… Je savais que le public comprendrait instinctivement les rituels, les prières, les textes en hébreu, avec cette histoire de Shomer qui veille le cadavre toute la nuit. Il n’y a pas d’enfer et peu de démons dans la religion juive, mais j’ai trouvé dans des études talmudiques un démon destructeur qui erre dans les maisons abandonnées, le Mazik. J’ai inventé son look, sa tête, car c’est une créature invisible dans les textes rabbiniques. »

Les droits du film ont été rachetés par Jason Blum, patron de la célèbre firme Blumhouse.

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