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Toulouse : rassemblement contre les crimes antisémites

"0nze personnes sont mortes parce que juives en quinze ans nous rappellent à nos obligations", a indiqué Marie-Cécille Périllat

Les portraits des sept victimes – Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad, Gabriel Sandler, Aryeh Sandler, Myriam Monsonégo et Jonathan Sandler – de Mohamed Merah pendant une cérémonie de commémoration organisée par le CRIF à Toulouse, le 19 mars 2014. (Crédit : Rémy Gabalda/AFP)
Les portraits des sept victimes – Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad, Gabriel Sandler, Aryeh Sandler, Myriam Monsonégo et Jonathan Sandler – de Mohamed Merah pendant une cérémonie de commémoration organisée par le CRIF à Toulouse, le 19 mars 2014. (Crédit : Rémy Gabalda/AFP)

Entre cent et deux cents personnes se sont rassemblées samedi matin dans le centre de Toulouse pour dénoncer « les crimes antisémites à Toulouse et ailleurs », neuf ans jour pour jour après le quintuple assassinat de Mohamed Merah à l’école Ozar Hatorah.

Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad, Jonathan, Gabriel et Aryeh Sandler, Myriam Monsonégo ont été tués entre le 11 et le 19 mars 2012 par Mohamed Merah, à Montauban et Toulouse.

« Les actes antisémites et les violences racistes sont en augmentations, en France et ailleurs dans le monde », a affirmé la représente de la FSU 31, Marie-Cécile Périllat lors d’une prise de parole au nom de la vingtaine de partis de gauche, d’associations antiracistes ou culturelles qui appelaient à ce rassemblement « contre les crimes antisémites à Toulouse et ailleurs ».

« 0nze personnes sont mortes parce que juives en quinze ans nous rappellent à nos obligations », a indiqué Marie-Cécile Périllat après avoir déclamé les noms de ces victimes, notamment les assassinats de quatre enfants et d’un adulte perpétrés le 19 mars 2012 par Mohamed Merah à l’école juive toulousaine Ozar Hatorah.

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« L’antisémitisme est un mal ancré profondément dans nos sociétés et qui a des racines anciennes. Il traverse tous les milieux. Nous avons pu croire qu’il était résiduel, qu’il ne représentait plus un danger dans notre pays. Nous avions tort », a encore déclaré la syndicaliste avant d’appeler à une minute de silence.

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