Tsahal a détruit la maison du terroriste qui a assassiné Dafna Meïr
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Tsahal a détruit la maison du terroriste qui a assassiné Dafna Meïr

L'opération de destruction s'est déroulée sans incident à Yatta, lieu de résidence des deux terroristes de l'attentat à Sarona

Un soldat israélien à l'entrée du village palestinien de Yatta, près de Hébron, en Cisjordanie, le 9 juin 2016. (Crédit : AFP/HAZEM BADE)
Un soldat israélien à l'entrée du village palestinien de Yatta, près de Hébron, en Cisjordanie, le 9 juin 2016. (Crédit : AFP/HAZEM BADE)

L’armée israélienne a détruit dans la nuit de vendredi à samedi la maison d’un adolescent palestinien accusé d’avoir tué en janvier une Israélienne en Cisjordanie, a annoncé une porte-parole militaire.

L’opération de destruction s’est déroulée sans incident à Yatta, dans le sud de la Cisjordanie, a-t-elle ajouté. Yatta est lieu de résidence des deux terroristes de l’attentat à Sarona, le 8 juin 2016.

Selon des témoins, cette maison de deux étages où logeait sept personnes a été détruite au bulldozer.

Le meurtre à coups de couteau de Dafna Meïr, une infirmière de 38 ans tuée en présence de ses six enfants à Otniel, avait provoqué une très vive émotion en Israël et le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait prévenu que « la maison du terroriste sera(it) détruite ».

L’auteur présumé, Mourad Eideis, 15 ans, avait été arrêté peu après l’attaque.

Dafna Meir et son mari Natan Meir, photo non datée. (Capture d'écran Facebook)
Dafna Meir et son mari Natan Meir, photo non datée. (Capture d’écran Facebook)

L’armée israélienne a également dit avoir effectué samedi à Yatta des mesures en vue de la destruction des maisons des deux cousins palestiniens auteurs de la fusillade qui a coûté la vie à quatre Israéliens mercredi à Tel-Aviv.

M. Netanyahu a décidé de recourir aux démolitions des maisons des terroristes en réponse à la vague de violences qui frappe Israël et les Territories palestiniens depuis le 1er octobre et a coûté la vie à 207 Palestiniens, 32 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais, selon un décompte de l’AFP.

La plupart des Palestiniens tués sont les auteurs ou auteurs présumés d’attaques, selon les autorités israéliennes.

Les détracteurs de cette mesure la dénoncent comme un châtiment collectif affectant des familles qui se retrouvent ensuite à la rue alors que le gouvernement israélien la défend en évoquant l’effet dissuasif que les démolitions auraient sur ceux qui seraient tentés de passer à l’acte.

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