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Tsahal affronte des terroristes à Gaza ; des roquettes pilonnent le centre d’Israël

L'armée aurait détruit les positions antichars du Hamas ; affrontement signalé au niveau de la barrière entre Gaza et Israël, un officier grièvement blessé et un autre légèrement

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des chars israéliens dans la bande de Gaza, vus du côté israélien, le 29 octobre 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
Des chars israéliens dans la bande de Gaza, vus du côté israélien, le 29 octobre 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

Dimanche, des roquettes ont été lancées depuis Gaza sur des villes israéliennes au moment où Tsahal intensifiait son offensive terrestre contre le groupe terroriste du Hamas dans la partie nord de la bande de Gaza.

L’armée a fait savoir qu’au cours de ces événements, un officier de Tsahal avait été grièvement blessé par un éclat de mortier et un soldat, plus modérément blessé, lors d’un affrontement contre des terroristes du Hamas, dans le nord de la bande de Gaza, pendant la nuit.

Elle a précisé que les deux hommes avaient été transférés à l’hôpital.

Les soldats israéliens ont affronté des hommes armés sur le terrain à Gaza et tué plusieurs terroristes du Hamas.

Les sirènes se sont déclenchées dans les communautés frontalières du sud tout au long de la journée et à midi dans le centre d’Israël, notamment à Tel Aviv, Herzliya, Raanana, Holon et Hod Hasharon.

Ces tirs ont forcé 1,5 à 2 millions de personnes à se rendre en urgence aux abris.

On ignore le nombre de blessés ou l’étendue des dégâts occasionnés, mais les photos et vidéos circulant sur les réseaux sociaux ont permis de voir des fragments de roquettes manifestement interceptées, tombées dans le centre d’Israël au moment des bombardements.

Un fragment est tombé dans une cour d’école de Ramat Hasharon, dans la banlieue de Tel Aviv. Les élèves se trouvaient à l’intérieur ou aux abris à ce moment-là.

Des fragments sont également tombés à Rishon Lezion.

Un immeuble résidentiel touché par une roquette tirée depuis la bande de Gaza la veille, à Tel Aviv, le 29 octobre 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Israël affronte le Hamas depuis le 7 octobre dernier, date à laquelle 2 500 terroristes ont fait irruption en Israël par voie terrestre, maritime et aérienne, tuant plus de 1 400 personnes, dont une majorité de civils, chez elles et lors d’une rave en plein air. Le Hamas et ses factions terroristes alliées ont également fait 230 otages, dont une trentaine d’enfants, qu’ils ont conduits dans la bande de Gaza, où ils sont toujours captifs.

Israël affirme que son offensive vise à détruire les capacités militaires et administratives du Hamas, et a promis d’éliminer le groupe terroriste qui dirige la bande de Gaza. Il dit cibler l’ensemble des zones où le Hamas opère, tout en cherchant à minimiser les pertes civiles.

Les groupes terroristes dirigés par le Hamas ont continué de tirer des roquettes sur le sud et le centre d’Israël, faisant de nouveaux morts et blessés. Il y a également eu des tirs sporadiques de roquettes dans le nord du pays de la part du groupe terroriste libanais du Hezbollah et de ses alliés. Plus de 200 000 personnes en Israël ont été déplacées.

Intensification de l’offensive au sol

L’armée israélienne a déclaré que des unités terrestres continuaient d’opérer dans la partie nord de la bande de Gaza après y être entrées vendredi, tuant des membres du Hamas et détruisant des sites appartenant au groupe terroriste.

Elle a ajouté avoir tué un certain nombre d’hommes armés du Hamas qui avaient ouvert le feu sur ses soldats dans la bande de Gaza, ainsi que d’autres terroristes, sur la côte, près de la communauté méridionale de Zikim.

Toujours selon Tsahal, les troupes au sol, chars y compris, ont frappé des positions de missiles guidés antichars, des postes d’observation et autres infrastructures du Hamas et l’armée de l’air a mené des frappes contre des bâtiments utilisés par le groupe terroriste.

Par ailleurs, un certain nombre de membres du Hamas sortis d’un tunnel près du point de passage d’Erez, dans le nord de la bande de Gaza, se sont heurtés à des soldats israéliens. Selon Tsahal, ses soldats ont tué plusieurs terroristes et en ont blessé d’autres.

D’autres Palestiniens armés ont été tués lors d’autres affrontements à proximité, toujours selon l’armée israélienne.

En outre, l’armée de l’air a utilisé des drones contre deux sites de rassemblement du Hamas et tué plusieurs terroristes.

L’armée a publié une vidéo montrant des soldats déployés à Gaza et des frappes aériennes sur la bande de Gaza.

Dans une information publiée samedi, des responsables américains ont laissé entendre au New York Times qu’Israël avait retardé la mise en œuvre de ses opérations terrestres, comme le lui avait recommandé le Secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin.

Un responsable anonyme a déclaré au journal qu’Israël avait modifié ses opérations suite à la réaction négative de Washington au projet initial, de crainte de ne pas pouvoir atteindre ses objectifs militaires. Grâce aux efforts d’Austin et d’autres responsables américains, Israël a affiné son plan, a déclaré le responsable, et s’engage actuellement dans des opérations de moindre ampleur.

Austin s’entretient presque chaque jour avec le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant.

Washington, qui a envoyé des conseillers militaires en Israël pour aider à planifier la campagne, a souligné à plusieurs reprises que les États-Unis ne faisaient que conseiller et qu’Israël prenait ses propres décisions.

Le porte-parole de Tsahal, le contre-amiral Daniel Hagari, a déclaré dimanche que l’offensive terrestre avait pour objet de ramener les centaines d’otages capturés par des terroristes le 7 octobre et détenus depuis dans la bande de Gaza.

« Nous faisons tous tout ce qui est en notre pouvoir pour ramener les otages. C’est notre priorité entre toutes ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré samedi des représentants de familles dont les proches sont détenus à Gaza, qui se sont dits favorables à un accord avec le Hamas pour échanger les otages contre les prisonniers de sécurité palestiniens des prisons israéliennes.

De grands ours en peluche représentant la trentaine d’enfants israéliens retenus en otage par les terroristes du Hamas à Gaza, place Dizengoff, le 29 octobre 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Hagari a également déclaré qu’un nouveau groupe de soldats de surveillance était en train d’être recruté, destiné à faire le « travail important » pour la défense d’Israël. Un certain nombre de ces soldats de surveillance ont été tués ou kidnappés le 7 octobre.

Les soldats de surveillance de Tsahal, appelés en hébreu tatzpitanim ou tatzpitaniyot, appartiennent au Corps de renseignement de combat et opèrent le long des frontières du pays, ainsi que dans toute la Cisjordanie.

Les soldats de surveillance sont souvent qualifiés « les yeux de l’armée » car ils fournissent des renseignements en temps réel aux soldats sur le terrain, 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

Détérioration de la situation humanitaire à Gaza

Par ailleurs, un porte-parole du Croissant-Rouge palestinien a déclaré que l’hôpital Al-Quds de Gaza avait reçu deux appels des autorités israéliennes demandant son évacuation.

Un communiqué publié par l’organisation a indiqué que ces appels étaient une « menace claire et directe envers l’hôpital, supposé être évacué immédiatement, faute de quoi le Croissant-Rouge palestinien sera tenu responsable des pertes ».

Le porte-parole Nebal Farsakh a déclaré que 12 000 personnes se trouvaient actuellement à l’hôpital.

Elle a ajouté que l’unité de soins intensifs était principalement occupée par des enfants blessés par les dernières frappes aériennes. « La plupart d’entre eux sont connectés à des machines à oxygène », a-t-elle déclaré. « Les évacuer, ce serait les tuer. »

L’armée n’a pas commenté.

Des Palestiniens autour d’un bâtiment détruit lors du bombardement israélien de la bande de Gaza à Rafah, le 29 octobre 2023. (Crédit : Hatem Ali / AP)

Vendredi, l’armée israélienne a déclaré que la principale base d’opérations du groupe terroriste du Hamas se trouvait sous l’hôpital Shifa de Gaza, fournissant des images et des enregistrements audio interceptés comme preuves des activités de l’organisation terroriste.

Les hôpitaux de Gaza sont un élément clé de la guerre de Gaza, qui dure depuis maintenant trois semaines, le Hamas affirmant le 17 octobre qu’une frappe israélienne avait visé l’hôpital al-Ahli à Gaza et tué plus de 500 civils. Cette affirmation a été réfutée en quelques heures par les services de renseignement israéliens et américains, qui ont constaté que l’explosion s’était produite à l’extérieur de l’hôpital, causée par une roquette égarée du Jihad islamique, qui avait tué bien moins de 500 personnes.

L’armée israélienne a ordonné à un million de civils d’évacuer vers la partie sud de la bande de Gaza en prévision d’une offensive terrestre de grande ampleur dans le nord de l’enclave, où les troupes opèrent déjà. Bien que des centaines de milliers de personnes se soient déplacées vers le sud, beaucoup sont restées sur place, y compris dans la ville de Gaza. Israël a fourni des preuves que le Hamas empêchait les civils d’évacuer la zone de guerre, mettait en place des barrages routiers et refoulait les civils.

Dimanche, l’ONU a déclaré que « l’ordre civil » s’effritait à Gaza et que des milliers de personnes avaient saccagé ses entrepôts. L’agence de secours des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a déclaré que du blé, de la farine et d’autres vivres avaient été pillés dans plusieurs entrepôts.

Israël a commencé par imposer un blocus total sur les livraisons de vivres, d’eau, de médicaments et de carburant à Gaza, avant d’autoriser les convois d’aide humanitaire – mais pas de carburant – à acheminer des fournitures depuis l’Égypte et de rétablir une partie de l’approvisionnement en eau.

Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a déclaré samedi que plus de 8 000 personnes avaient été tuées dans la guerre, parmi lesquels de nombreux enfants. Les chiffres publiés par le groupe terroriste ne peuvent pas être vérifiés de manière indépendante et pourraient inclure ses propres membres tués à Gaza ainsi que les victimes de ce qu’Israël dit être des centaines de roquettes palestiniennes égarées qui ont atterri dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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