Tsahal lance un autre exercice surprise de cyber-défense avec arrêt des systèmes
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Tsahal lance un autre exercice surprise de cyber-défense avec arrêt des systèmes

Il s'agit de la troisième inspection surprise de l'état de préparation de l'armée sous le commandement d'Aviv Kohavi

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un soldat de la division C4I de l'armée israélienne devant un ordinateur. Illustration. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Un soldat de la division C4I de l'armée israélienne devant un ordinateur. Illustration. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)

Mercredi, l’armée israélienne a lancé un exercice surprise de cyber-défense simulant un arrêt des systèmes informatiques vitaux, a fait savoir Tsahal.

Il s’agissait du troisième exercice surprise du genre mené sous le commandement du chef d’Etat Major Aviv Kohavi, entré en fonction il y a environ un an.

« Lors de l’exercice, des centaines de stations informatiques de commandement et de contrôle ont été désactivées dans des unités militaires », a révélé l’armée.

L’armée israélienne a expliqué que l’exercice visait à tester « la réactivité de l’armée en cas d’attaque informatique et de paralysie des systèmes d’informatiques vitaux ».

Même si aucun ennemi spécifique n’a été identifié, des officiels israéliens ont prévenu que l’Iran et ses alliés travaillent afin de développer des capacités d’attaques informatiques de pointe.

En novembre, Kohavi avait tenu le précédent exercice militaire surprise dans le nord d’Israël. Des milliers de soldats conscrits et de réservistes y avaient participé.

« Les soldats ont simulé le changement rapide d’une situation quotidienne classique passant à l’état d’urgence, et de la défense à l’attaque. Ils ont simulé les procédures pour rassembler les soldats et les armes, [vérifier] l’état de préparation des équipements et le mouvement des troupes à travers la région », avait alors annoncé l’armée.

L’exercice surprise de novembre se tenait dans la Vallée de Jezréel et dans la Haute Galilée au nord d’Israël. L’exercice visait à tester le niveau de préparation de l’armée en cas de déclenchement soudain d’un conflit dans le nord, en particulier avec le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah soutenu par l’Iran et d’autres alliés iraniens dans la région.

Des officiels israéliens ont récemment prévenu que l’Iran menait des actions agressives au Moyen-Orient, une démarche qui menace de provoquer un conflit régional plus large.

En septembre, Kohavi avait ordonné la première inspection surprise de l’état de préparation de l’armée, en testant la capacité de la Marine à réagir rapidement face à une menace maritime le long de la côte nord du pays.

Ces exercices ont eu lieu à l’intérieur et à proximité de la base de la Marine à Haïfa, qui abrite une grande variété de navires, dont des petits bateaux de patrouille, des navires de guerre et des sous-marins.

La Marine israélienne devrait jouer un rôle clef dans tout futur conflit avec le Hezbollah, qui a identifié des plateformes israéliennes de gaz naturel off-shore et d’autres positions maritimes comme des cibles clefs.

Ces dernières années, l’armée israélienne a fait l’objet de critiques, selon lesquelles elle ne serait pas prête face à une guerre de grande échelle.

Ces craintes ont d’abord été soulevées par l’ancien contrôleur militaire, le général Yitzhak Brick, qui a accusé Tsahal de ne pas respecter ses propres standards et de vouloir couvrir ses lacunes.

Tsahal a rejeté les accusations de Brick, affirmant que l’armée est à son  plus haut niveau de préparation à la guerre depuis des décennies. L’armée avait indiqué prendre des mesures pour améliorer la situation.

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