Israël en guerre - Jour 142

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Tsahal n’a pas endommagé l’hôpital de campagne jordanien du sud de Khan Younès – images

Selon le Hamas, 16 personnes ont été tuées lors d'une frappe à Rafah ; le Qatar confirme que des médicaments pour les otages sont entrés à Gaza ; des roquettes frappent le sud

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Une vue aérienne de l'hôpital de campagne jordanien à Khan Younès, dans le sud de Gaza, le 17 janvier 2024, à 13h55, sur des images diffusées par l'armée israélienne plus tard dans la journée. (Crédit : Armée israélienne)
Une vue aérienne de l'hôpital de campagne jordanien à Khan Younès, dans le sud de Gaza, le 17 janvier 2024, à 13h55, sur des images diffusées par l'armée israélienne plus tard dans la journée. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée israélienne a démenti les allégations selon lesquelles elle aurait bombardé un hôpital de campagne jordanien dans le sud de Khan Younès, alors que les troupes ont continué à combattre les terroristes palestiniens du Hamas dans la région jeudi et que les groupes terroristes ont tiré une salve de roquettes sur les communautés du sud d’Israël aux alentours de minuit.

Mercredi, l’armée jordanienne a affirmé que son hôpital de campagne militaire avait été gravement endommagé par des tirs d’obus israéliens dans les environs, mais les images aériennes partagées par Tsahal montrent toutes les tentes intactes.

En réponse à une question sur le sujet, l’unité du porte-parole de l’armée israélienne a indiqué au Times of Israel que Tsahal « n’a pas attaqué l’hôpital jordanien à Khan Younès », mais que les troupes étaient engagées dans un échange de tirs avec des terroristes du Hamas dans une zone voisine.

« Certains affirment qu’un membre du personnel soignant de l’hôpital a été blessé à la suite de la fusillade. Pour l’instant, il n’est pas possible de vérifier si la blessure résulte des tirs de troupes de Tsahal », a déclaré l’armée, ajoutant qu’avant que les soldats ne pénètrent dans la zone, ils ont été informés sur l’hôpital et il leur a été dit qu’il s’agissait d’un « endroit sensible et qu’il était très important pour Tsahal de ne pas le mettre en danger, lui et ses habitants ».

Tsahal a également noté qu’une « coordination a été effectuée entre les parties concernées » avant les opérations de l’armée près de l’hôpital mercredi, au cours desquelles le personnel de l’hôpital a reçu l’ordre de se mettre à l’abri.

« L’hôpital n’est pas endommagé et continue de tourner et de prodiguer des soins médicaux à ceux qui en ont besoin », a souligné l’armée.

Des Palestiniens pleurant la mort de leurs proches suite à une frappe présumée israélienne, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le Hamas, le 18 janvier 2024. (Crédit : AFP)

Dans le sud de la bande, le ministère de la Santé, dirigé par le groupe terroriste palestinien du Hamas, a affirmé que 16 personnes, dont la moitié seraient des enfants, auraient été tuées lors d’une frappe aérienne de Tsahal sur une maison à Rafah. L’armée israélienne n’a encore fait aucun commentaire sur cette frappe.

La publication de ces informations intervient alors que le Qatar a confirmé qu’une cargaison de médicaments, dont certains étaient destinés à être donnés à des dizaines d’otages atteints de maladies chroniques détenus par le Hamas, était entrée dans la bande de Gaza.

« Au cours des dernières heures, des médicaments et de l’aide sont entrés dans la bande de Gaza, en application de l’accord annoncé hier [mardi] au bénéfice des civils palestiniens et des otages dans la bande », a indiqué Majed al-Ansari, porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Doha, sur X, ajoutant que la médiation se poursuivait « aux niveaux politique et humanitaire ».

Un haut responsable du groupe terroriste palestinien du Hamas a déclaré que pour chaque boîte fournie pour les otages, 1 000 boîtes de médicaments étaient envoyées aux Palestiniens.

L’accord autorisant l’entrée de médicaments à Gaza a été conclu alors que la crise humanitaire dans l’enclave ne cesse de s’aggraver. Le ministère de la Santé de Gaza a affirmé mercredi que le nombre de morts dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre aurait dépassé les 24 400 personnes. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.

Tsahal a éliminé 9 000 terroristes palestiniens dans la bande de Gaza, en plus des quelque 1 000 terroristes qui se trouvaient à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

Rien ne permet de savoir si les médicaments ont déjà été remis aux otages. La Croix-Rouge a indiqué jeudi par voie de communiqué n’avoir joué aucun rôle dans ce transfert.

Des soldats de l’armée israélienne opérant dans la bande de Gaza sur une photo autorisée à la publication le 18 janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Le 7 octobre, quelque 3 000 terroristes du Hamas ont envahi Israël, massacré plus de 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et pris plus de 240 otages à Gaza.

132 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre dernier se trouveraient encore à Gaza – mais ne seraient plus en vie – après la remise en liberté de 105 civils au cours d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre.

Quatre otages avaient été libérées avant cela, et une soldate avait été secourue par l’armée israélienne. Les corps sans vie de huit otages ont également été retrouvés et trois otages ont été tués par erreur par l’armée le 15 décembre.

Tsahal a confirmé la mort de 25 des personnes encore détenues par le Hamas, grâce à de nouveaux renseignements et découvertes obtenus par les troupes opérant à Gaza.

Le Hamas conserve aussi les dépouilles d’Oron Shaul et de Hadar Goldin, morts dans la bande en 2014. Il garde aussi en captivité deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore vivants après être entrés dans la bande de leur propre gré en 2014 et en 2015 respectivement.

Les sirènes d’alerte à la roquette qui ont retenti dans des communautés en grande partie évacuées près de l’angle sud-est de la bande de Gaza mercredi en fin de journée étaient les premières depuis près de 48 heures. Aucun dégât ni blessé n’a été signalé lors de ces attaques.

Nombre de ces localités ont été ravagées par les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre.

Promettant d’anéantir le groupe terroriste palestinien, Israël a lancé une vaste opération aérienne et terrestre dans la bande de Gaza, qui dure depuis plus de 100 jours. Les combats se sont intensifiés jeudi, les soldats israéliens opérant à Khan Younès ayant tué une quarantaine de terroristes du Hamas au cours de la journée écoulée, selon l’armée. Lors d’un affrontement, Tsahal a déclaré que la 7ème Brigade Blindée avait bombardé quatre terroristes du Hamas qui s’approchaient des soldats.

Des soldats de l’armée israélienne opérant dans la bande de Gaza sur une photo autorisée à la publication le 18 janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Pendant ce temps, dans le nord de la bande de Gaza, où l’armée menait des opérations de déblaiement, les réservistes de la 5e Brigade, en utilisant des tirs d’obus de chars, ont tué deux terroristes armés qui avaient tenté de tendre une embuscade aux soldats, selon Tsahal.

Plusieurs autres terroristes du Hamas ont été tués lors de frappes aériennes dans le nord de la bande de Gaza, a indiqué Tsahal, précisant que les troupes rencontraient encore des terroristes armés dans des zones où elles affirment avoir établi un « contrôle opérationnel ».

Toujours dans le nord de la bande de Gaza, des réservistes de la Brigade Yiftah ont repéré des terroristes du Jihad islamique palestinien en train de piéger une voiture avec des explosifs et d’entrer dans un bâtiment voisin. Tsahal a précisé que l’un des terroristes est sorti du bâtiment peu de temps après et a été frappé par un aéronef. La voiture piégée a également été touchée, ce qui, selon Tsahal, a déclenché une importante explosion secondaire.

L’armée israélienne a ajouté que dans le quartier Sabra de Gaza City, les réservistes de la 179e Brigade Blindée ont localisé une cache de mines anti-chars, de lance-roquettes individuels et d’autres équipements militaires.

Des armes trouvées dans un bastion du Hamas, dans le sud de Khan Younès, sur une image publiée le 18 janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Les troupes de la Brigade Givati ont également perquisitionné « l’avant-poste de Shuhada », un bastion principal appartenant au bataillon sud de Khan Younès du Hamas, ainsi que les bureaux du commandant du bataillon du Hamas, saisissant de nombreuses armes à feu et récupérant des documents de renseignement.

Selon Tsahal, le bastion comprenait un site d’entraînement et des bureaux utilisés par le bataillon du Hamas à Khan Younès pendant les combats.

Le porte-parole de l’armée, le contre-amiral Daniel Hagari, a indiqué que Tsahal ne disposait toujours pas d’informations sur l’endroit où tous les otages étaient détenus par le groupe terroriste palestinien à Gaza, mais qu’elle « faisait tout son possible pour dresser un tableau de la situation en matière de renseignement ».

« Nous adaptons les combats [à Gaza] en fonction des renseignements dont nous disposons. Il est de notre devoir de dire que nous ne disposons pas d’une image complète des otages », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse tenue mercredi.

« Nous déployons des efforts constants, en matière de renseignement, pour compléter le tableau », a ajouté Hagari, précisant que les efforts pour le retour des otages sont une priorité absolue pour Tsahal, et qu’ils comprennent des actions de renseignement et des actions opérationnelles.

Des personnes passant devant des photos de civils pris en otage par des terroristes du Hamas, à Tel Aviv, le 17 janvier 2024. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

« Le plus important est de créer des conditions idéales sur le terrain (…) afin que des mesures soient prises pour libérer les otages », a-t-il affirmé, faisant référence à l’incursion terrestre de Tsahal contre le Hamas, qui en est à son 104e jour.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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