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Turquie: une cellule d’Iran qui complotait l’assassinat d’un Israélien démantelée

Selon les médias locaux, huit personnes ont été appréhendées ; elles prévoyaient de tuer l'homme d'affaires Yair Geller pour venger le meurtre d'un célèbre scientifique iranien

Une vue de la ligne d'horizon d'Istanbul avec l'emblématique tour Galata, le 29 janvier 2021. (Crédit: AP Photo/Emrah Gurel)
Une vue de la ligne d'horizon d'Istanbul avec l'emblématique tour Galata, le 29 janvier 2021. (Crédit: AP Photo/Emrah Gurel)

Les services de renseignement turcs ont déjoué un projet iranien d’assassinat d’un homme d’affaires israélien dans le pays, selon des informations parues dans les médias turcs, vendredi. Ces informations n’ont pas été confirmées.

Les autorités ont appréhendé huit personnes ces derniers jours au cours d’opérations menées dans ce dossier, selon le journal Sabah et de nombreux autres médias.

Une cellule iranienne formée de neuf membres – certains Iraniens et d’autres Turcs – avait été envoyée pour assassiner Yair Geller, homme d’affaires israélo-turc qui vit à Istanbul et qui est propriétaire d’une firme d’ingénierie spécialisée dans les technologies aérospatiales.

Cet assassinat se voulait être une riposte au meurtre de Mohsen Fakhrizadeh, scientifique à la tête du programme nucléaire iranien, en 2020 – une mort largement attribuée au Mossad israélien, ont noté les médias. La mort de l’homme d’affaires aurait également été un moyen d’entraver les relations entre Ankara et Jérusalem, qui se sont réchauffées ces derniers temps.

Selon les médias, les membres de la cellule suivaient Geller à son domicile et sur son lieu de travail et ils avaient l’intention d’utiliser des citoyens turcs pour commettre l’assassinat.

Mais à leur insu, ces espions étaient eux-mêmes surveillés par des agents turcs. Lorsqu’il s’est avéré que les préparations en vue de l’assassinat étaient en cours, les services de renseignement turcs ont partagé leurs informations avec le Mossad.

Vue de la mosquée Camlica, la plus grande mosquée d’Asie Mineure à Istanbul, le 28 avril 2018. (Crédit : AP Photo/Emrah Gurel)

Geller a ensuite été transféré en lieu sûr, le Mossad venant renforcer sa protection. Il lui avait été conseillé de partir pour Israël pour des raisons de sécurité mais l’homme avait décliné cette offre.

Pour leur part, huit membres de la cellule ont été arrêtés par la police turque. Le chef de la cellule en Turquie a été identifié. Il s’agit de l’Iranien Moshtagh Bighouz. Un neuvième individu, qui dirigeait l’équipe depuis l’Iran, serait membre des services iraniens des renseignements et il s’appellerait Yasin Taheremamkendi.

Les suspects ont été mis en examen pour complot en vue de commettre un crime.

Les photos des membres de la cellule envoyée pour assassiner un homme d’affaires israéliens en Turquie, des photos publiées dans les médias turcs, le 11 février 2022. (Autorisation)

C’est la tentative présumée la plus récente de la part de l’Iran d’assassiner un homme d’affaires israélien à l’étranger.

Au mois de novembre, les autorités chypriotes avaient inculpé six suspects qui avaient prévu de s’en prendre à des cibles israéliennes sur cette île de l’Est de la méditerranée.

Israël avait fait savoir que la cellule avait été envoyée par l’Iran pour assassiner Teddy Sagi, un milliardaire, et peut-être d’autres personnes.

Parmi les individus qui avaient été mis en examen, Orkhan Asadov, originaire d’Azerbaïdjan et âgé de 38 ans. Lui et trois Pakistanais qui avaient été inculpés dans ce dossier avaient été accusés d’avoir tenté de se rendre à Chypre pour y commettre des actes terroristes.

Tous les suspects, à l’exception d’un seul, avaient programmé de tuer cinq ressortissants de l’État juif vivant à Chypre, selon le quotidien Politis.

Les informations portant sur ces plans présumés avaient été rendues publiques au début du mois d’octobre, quand Asadov avait été appréhendé parce qu’il était soupçonné de programmer des attaques contre des citoyens israéliens. Asadov était apparemment en possession d’une arme et d’un silencieux au moment de son arrestation.

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