Tzvetan Todorov, intellectuel de l’Holocauste, meurt à 77 ans
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Tzvetan Todorov, intellectuel de l’Holocauste, meurt à 77 ans

Le théoricien littéraire né en Bulgarie a retrouvé la trace d'actes de générosité des prisonniers des camps de concentration nazis, même dans les conditions les plus inhumaines

Le philosophe franco-bulgarien Tzvetan Todorov dans l'émission littéraire française 'Campus', le 2 octobre 2003. (Crédit : Martin Bureau/AFP)
Le philosophe franco-bulgarien Tzvetan Todorov dans l'émission littéraire française 'Campus', le 2 octobre 2003. (Crédit : Martin Bureau/AFP)

Tzvetan Todorov, théoricien littéraire né en Bulgarie qui a écrit sur la question de la morale pendant l’Holocauste, est mort.

Todorov est mort mardi à Paris d’une atrophie systémique multiple, une maladie cérébrale progressive, selon les médias.

Il avait 77 ans.

Todorov a publié nombre d’études sur l’Holocauste. Dans Faire face à l’extrême : la vie morale dans les camps de concentration, publié en 1991, il suggérait que malgré l’inhumanité des conditions affrontées par les prisonniers des nazis, ils n’ont pas succombé à une guerre totale pour leur survie, et ont même été capables d’actes de générosité et de s’entraider.

La Fragilité du bien : Pourquoi les juifs de Bulgarie ont survécu à l’Holocauste, publié en 2001, affirmait que les motivations pour secourir la communauté juive bulgare ont été moralement complexes, plus que beaucoup ne l’avaient imaginé.

Todorov, né à Sofia, a fui le régime communiste pour la France quand il avait 24 ans, et est devenu citoyen français en 1973.

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