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Un ancien officier de marine veut sensibiliser à la situation de la mer Morte

Benny "Pinky" Hod a terminé la première étape sur sa planche de sauvetage, soutenu par plus de 70 nageurs, kayaks et paddles

Benny "Pinky" Hod a parcouru sur sa planche de sauvetage le trajet entre l'embouchure du Jourdain dans la mer Morte et la plage de Kalia, le 18 février 2022. (Malka Nihom)
Benny "Pinky" Hod a parcouru sur sa planche de sauvetage le trajet entre l'embouchure du Jourdain dans la mer Morte et la plage de Kalia, le 18 février 2022. (Malka Nihom)

Benny « Pinky » Hod, officier supérieur de la marine à la retraite, originaire de Tel Aviv, veut pagayer sur son hasake du nord au sud de ce qui reste de la mer Morte, afin d’attirer l’attention sur le déclin rapide de la mer et de faire connaître son potentiel touristique et sportif.

Il prévoit d’effectuer le voyage en cinq ou six étapes.

Le hasake, une invention israélienne, est un croisement entre une grande planche de surf et un petit bateau, a été conçu à l’origine pour permettre aux sauveteurs des plages israéliennes d’atteindre rapidement les nageurs en difficulté et de regagner le rivage sans avoir à se retourner dans les vagues.

Vendredi, Hod a achevé le premier tronçon, depuis le point d’entrée du Jourdain dans la mer Morte jusqu’à la plage de Kalia, l’une des trois seules plages de la partie nord de la mer, plus profonde, qui sont encore accessibles au public en raison du recul du rivage et de l’apparition de gouffres.

Hod, 67 ans, était accompagné de plus de 70 nageurs, kayaks et paddleboards du goupe Save the Dead Sea, un groupe qui tente de sensibiliser le public à la mer Morte, qui recule d’environ 1,10 mètre chaque année.

Ce phénomène s’explique principalement par le fait que l’eau douce qui compensait autrefois les pertes d’eau par évaporation a été détournée par les Syriens, les Jordaniens et les Israéliens pour la consommation humaine.

Les entreprises d’extraction minière en Israël et en Jordanie prélèvent également de grandes quantités d’eau, et en restituent moins que ce qu’elles prélèvent.

La traversée des quelque 60 kilomètres de la mer Morte est la troisième aventure que Hod entreprendra sur son hasake.

Le défunt père de Hod, Uzi, qui servait dans les forces de police de la ville de Haïfa, dans le nord du pays, avait lui aussi un hasake qu’il utilisait en dehors de ses heures de service.

Pinky a acheté sa planche au seul producteur du pays à Acre, dans le nord d’Israël, et a pagayé de Rosh Hanikra, à l’extrême nord d’Israël, jusqu’à la frontière de Gaza, au sud, en mémoire de son père.

Ensuite, il a pagayé de la frontière jordanienne sur la mer Rouge jusqu’à la frontière égyptienne à Taba.

Naviguer sur la mer Morte présente des défis différents, a-t-il expliqué au Times of Israël. Si le hasake flotte facilement sur l’eau fortement salée, il y a des vents et des vagues extrêmement forts.

« Je veux montrer que l’on peut profiter de la mer Morte même dans son état actuel. Peut-être que si davantage de personnes viennent, cela engendrera une certaine pression et fera bouger les choses. Nous sommes très doués pour nous rejeter mutuellement la responsabilité de ce qui se passe, mais mon message est que si nous nous réunissons tous pour chercher une solution, tout est possible. »

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