Israël en guerre - Jour 286

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Un civil israélien a été tué lors d’une attaque au missile antichar par le Hezbollah

Une roquette frappe une voiture à Kiryat Shmona ; Un réserviste meurt des suites du renversement de son char ; Halevi : Tsahal "prêt à une offensive imminente" dans le nord

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

L'armée israélienne se rend sur les lieux d'une attaque au missile guide antichar en provenance du Liban contre un véhicule près du kibboutz Yiftah, près de la frontière avec le Liban, le 5 novembre 2023. (Crédit : David Cohen/Flash90)
L'armée israélienne se rend sur les lieux d'une attaque au missile guide antichar en provenance du Liban contre un véhicule près du kibboutz Yiftah, près de la frontière avec le Liban, le 5 novembre 2023. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Un civil israélien a été tué dans une attaque au missile guidé antichar lancée depuis le Liban sur une zone proche de la communauté septentrionale de Yiftah plus tôt dans la journée, indique le porte-parole en langue arabe de Tsahal, le lieutenant-colonel Avichay Adraee.

Le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a revendiqué le tir du missile, affirmant qu’il avait attaqué un groupe de soldats.

Le lieutenant-colonel Adraee déclare dans un message sur X que « le Hezbollah a continué d’attaquer des sites militaires israéliens et des villes civiles, sans faire de distinction entre les civils et le personnel militaire ».

« L’une de ces attaques a entraîné la mort d’un citoyen israélien », ajoute-t-il.

The IDF said its forces responded by striking the source of the missile fire.

Dimanche soir, une roquette tirée depuis le Liban a atterri dans la ville de Kiryat Shmona, dans le nord du pays, mettant le feu à une voiture.

La municipalité de Kiryat Shmona déclare que la ville a été la cible de deux barrages de roquettes distincts dimanche soir, plus de la moitié des 13 projectiles tirés ayant touché des zones à l’intérieur de la ville.

Lors d’une première salve à 19h12, cinq roquettes sont tombées dans des zones ouvertes, une a été interceptée et une autre est tombée dans la ville et a atterri sur une voiture. Trois roquettes ont touché des maisons dans la ville et trois autres ont atterri à l’intérieur de la ville, selon la municipalité.

Le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a revendiqué des tirs de roquettes sur la ville de Kiryat Shmona, dans le nord du pays.

Dans un communiqué, il indique que ce tir a été effectué en réponse à une attaque aérienne israélienne présumée sur une voiture civile dans le sud du Liban, qui aurait coûté la vie à une femme et trois jeunes enfants.

Tsahal a déclaré qu’il enquêtait sur ces informations.

« Plus tôt dans la journée, Tsahal a frappé un véhicule en territoire libanais qui a été identifié comme un véhicule suspect contenant plusieurs terroristes », a déclaré Tsahal en réponse à une question du Times of Israel.

« Nous examinons actuellement la théorie selon laquelle plusieurs civils non impliqués se trouvaient dans le véhicule. L’événement est en cours d’examen », a ajouté Tsahal.

Dimanche, l’agence de presse officielle libanaise NNA a rapporté que quatre membres de la famille d’un journaliste local avaient été tués lors d’une frappe israélienne présumée dans le sud du Liban, ajoutant que le journaliste avait également été blessé. L’agence a indiqué que les quatre victimes sont la sœur du correspondant radio Samir Ayoub et ses trois petits-enfants. Ils suivaient la voiture du journaliste dans leur propre véhicule lorsqu’ils ont été tués, selon l’article.

Quatre secouristes libanais auraient également été blessés lors d’un autre bombardement israélien présumé dans le sud du Liban. La NNA a affirmé qu’une frappe israélienne visait deux ambulances appartenant à l’association des scouts Risala, qui gère des équipes de secours et est affiliée au mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah. Cette information n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante.

Le porte-parole de Tsahal, le contre-amiral Daniel Hagari, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue dans la soirée de dimanche que l’armée avait « mené un certain nombre de frappes dans le sud du Liban, contre des infrastructures terroristes, des escadrons terroristes et des véhicules utilisés par des escadrons terroristes ».

Ces incidents marquent une escalade des affrontements le long de la frontière nord, en raison des attaques répétées de roquettes et de missiles lancées par le Hezbollah et les factions terroristes palestiniennes alliées depuis le sud du Liban sur le nord d’Israël.

Depuis le déclenchement de la guerre contre le Hamas, à la suite de son assaut choc du 7 octobre contre Israël, le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a mené et supervisé des attaques quotidiennes depuis le Liban sur la frontière nord d’Israël, mais s’est abstenu de mener une campagne de grande envergure contre le pays. Israël, lui aussi, s’est efforcé de garder une certaine retenue, répondant avec une puissance de feu importante aux attaques et aux tentatives d’attaques, tout en essayant d’éviter des actions qui entraîneraient une escalade du conflit, dans la mesure où il cherche à maintenir son attention sur la bande de Gaza.

Le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Herzi Halevi, a déclaré dimanche que l’armée est « prête à tout moment à passer à l’offensive dans le nord », alors que ces dernières semaines, elle s’est défendue contre les attaques quotidiennes de missiles et de roquettes du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

« Nous nous sommes fixé pour objectif de rétablir une situation sécuritaire nettement meilleure aux frontières, et pas seulement dans la bande de Gaza », a déclaré Halevi lors d’une évaluation de la 210e division dans le nord d’Israël aujourd’hui.

« Nous sommes prêts à tout moment à passer à l’offensive dans le nord. Nous comprenons que cela peut arriver, et nous sommes convaincus que la défense ici est solide. »

De la fumée s’élevant en Haute Galilée après un échange de tirs entre Israël et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, près du kibboutz Yiftah, à la frontière israélienne avec le Liban, le 5 novembre 2023. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

L’armée israélienne a également annoncé dimanche qu’un soldat réserviste qui avait été grièvement blessé lors d’un renversement accidentel de char dans le nord d’Israël le 29 octobre est décédé des suites de ses blessures.

Il s’agit du sergent-chef (réserviste) Naaran Eshchar, 33 ans, du 71e bataillon de la 181e brigade blindée, originaire de Shadmot Mehola. Un autre soldat a été tué dans le même incident, et deux autres ont été blessés.

Du côté libanais, au moins 81 personnes ont été tuées, selon un décompte de l’AFP. Ce bilan comprend au moins 60 membres du Hezbollah, huit terroristes palestiniens, un certain nombre de civils et un journaliste de l’agence Reuters.

Plus tôt dans la journée de dimanche, des missiles guidés antichars en provenance du Liban ont également été tirés sur une zone proche de la communauté d’Avivim, dans le nord du pays, et des roquettes ont été lancées sur la zone de Malkia, à la frontière. Ces attaques n’ont pas fait de blessés et Tsahal a déclaré que les troupes avaient répondu par des tirs d’artillerie en direction des sources de ces tirs.

Un drone qui s’approchait de l’espace aérien israélien depuis le Liban a également été intercepté par le système de défense aérienne du Dôme de Fer dimanche. Tsahal a déclaré que le drone avait été traqué depuis son envol par les systèmes de détection de l’armée de l’air et qu’il avait été intercepté « au plus profond du Liban », sans jamais avoir pénétré l’espace aérien israélien.

Plusieurs sirènes de roquettes ont également été déclenchées dans des localités du nord du pays dans la journée de dimanche, et au moins une cible suspecte a été interceptée. Il y a également eu plusieurs fausses alertes dans la région, sur fond de tensions accrues.

Des alertes ont été lancées dans le village d’Arab al-Aramshe, à la frontière libanaise, ainsi qu’à Avivim, Yir’on, Mattat et Misgav Am, près de la frontière libanaise.

Collègues de quatre secouristes des équipes de défense civile du mouvement libanais Amal, allié au Hezbollah, blessés après que leurs ambulances ont été touchées lors d’une frappe dans la ville de Tayr Harfa. (Crédit : AFP)

Tsahal a déclaré que les sirènes de roquettes entrantes qui ont retenti à Mattat ont été causées par le lancement d’un intercepteur du système Dôme de fer, qui a fait feu sur une cible suspecte ayant pénétré dans l’espace aérien israélien depuis le Liban. On ignore quelle était cette cible et si elle a été interceptée.

À Misgav Am, les alertes de dimanche étaient des fausses alertes, a déclaré l’armée. Misgav Am se trouve à la frontière entre Israël et le Liban, une zone qui a été le théâtre de plusieurs tirs d’obus transfrontaliers samedi.

En visite dans le nord samedi, le ministre de la Défense Yoav Gallant a mis en garde le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, contre toute « erreur ».

« Nous sommes sur la défensive dans le nord et nous menons une attaque musclée dans la bande de Gaza, qui est notre priorité », a affirmé Gallant dans un communiqué fourni par son bureau. « Nous ne sommes pas intéressés par une guerre dans le nord, mais nous sommes prêts à toute éventualité. L’essentiel des effectifs de l’armée de l’air est destiné à l’arène libanaise, contre le Hezbollah. »

Gallant a déclaré que le chef du Hamas, Yahya Sinwar, « a commis une erreur et a scellé le destin du Hamas et de Gaza » avec l’assaut meurtrier du 7 octobre contre les communautés du sud, qui a coûté la vie à quelque 1 400 personnes, pour la plupart des civils, et qui a vu l’enlèvement de plus de 240 personnes.

« Si Nasrallah commet une erreur, il scellera le destin du Liban », a ajouté Gallant.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant, au centre, parlant avec des officiers au siège de la 146e Division, à la frontière avec le Liban. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Dans son discours de vendredi, le chef du groupe terroriste a déclaré que le conflit limité entre le Hezbollah et Israël à la frontière depuis le 7 octobre n’était « pas terminé » et a averti Israël de « ne pas poursuivre l’opération » à Gaza. Mais il a également indiqué que la guerre dans la bande de Gaza ne le concernait pas entièrement, en déclarant : « L’attaque du 7 octobre était une opération 100% palestinienne, planifiée et exécutée par des Palestiniens pour la cause palestinienne ; elle n’a aucun rapport avec les questions internationales ou régionales. »

Pendant qu’il s’exprimait, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a proféré une menace de son cru, avertissant les « ennemis du nord » d’Israël de ne pas commettre l’erreur coûteuse d’une escalade de la guerre. « Vous n’avez aucune idée de ce que cela pourrait vous coûter. »

Vendredi, en Israël, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a lui aussi lancé un avertissement. « En ce qui concerne le Liban, le Hezbollah et l’Iran, nous avons été très clairs depuis le début : nous sommes déterminés à ce qu’il n’y ait pas de deuxième ou de troisième front ouvert dans ce conflit. Dès le premier jour, le président Biden a prevenu que quiconque envisagerait d’ouvrir un deuxième front, ou de profiter de la situation, ferait mieux de s’abstenir. Et nous avons accompagné ces propos de mesures concrètes ».

Dans son discours de vendredi, Nasrallah s’est vanté que les actions militaires du Hezbollah à la frontière avaient détourné les forces de Tsahal de la guerre contre le Hamas.

Un homme assis dans un magasin regardant le discours télévisé du chef du Hezbollah, Hasan Nasrallah, dans la ville de Tubas en Cisjordanie, le 3 novembre 2023. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)

« Nos opérations frontalières ont contraint Tsahal à réorienter ses forces, ses armes et son matériel de Gaza et de Cisjordanie vers le front libanais. Un tiers des effectifs de Tsahal est désormais amassé à notre frontière », a-t-il déclaré.

Le 7 octobre, les terroristes du Hamas ont lancé un assaut sans précédent contre Israël en pénétrant sur le territoire israélien par la frontière de Gaza, tuant plus de 1 400 personnes – pour la plupart des civils, massacrés dans leurs maisons – et enlevant plus de 240 personnes qu’ils ont emmenées à Gaza. Israël a réagi en lançant une guerre totale contre le Hamas ; il a rappelé plus de 300 000 réservistes pour bombarder des cibles terroristes à Gaza et a lancé une opération terrestre la semaine dernière pour encercler la ville de Gaza, principale base d’opérations du Hamas.

Israël a également déployé des forces considérables dans le nord, ainsi que dans le sud, afin d’être prêt pour toute tentative du Hezbollah de reproduire les atrocités perpétrées par le Hamas dans les communautés du sud. Il a également ordonné l’évacuation des localités frontalières afin d’assurer la protection des habitants.

Gianluca Pacchiani et l’AFP ont contribué à cet article.

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