Un député ultra-nationaliste slovaque inculpé pour « extrémisme »
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Un député ultra-nationaliste slovaque inculpé pour « extrémisme »

Marian Kotleba est tristement célèbre pour avoir conduit des marches de membres de son parti parés d'uniformes néo-nazis noirs

Un groupe d'extrême droite slovaque défilant à Bratislava avec leur ancien chef Marian Kotleba (au centre, en avant plan) parés d'uniformes néonazis noirs en 2016, en Slovaquie (Crédit : Matúš Tremko/Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International/Wikimedia)
Un groupe d'extrême droite slovaque défilant à Bratislava avec leur ancien chef Marian Kotleba (au centre, en avant plan) parés d'uniformes néonazis noirs en 2016, en Slovaquie (Crédit : Matúš Tremko/Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International/Wikimedia)

La police slovaque a annoncé vendredi l’inculpation d’un député ultra-nationaliste accusé de promouvoir l’extrémisme en remettant à des familles nécessiteuses des chèques d’un montant de 1488 euros, nombre considéré souvent comme un symbole néonazi.

Marian Kotleba, qui est aussi gouverneur de la région de Banska Bystrica, s’est vu accuser le 20 juillet de « promotion de sentiments de sympathie à l’égard d’un mouvement dont l’objectif est d’abolir des droits fondamentaux et des libertés », a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police, Martin Waldl.

Selon les médias locaux, les accusations ont été formulées après une fête caritative organisée en mars par le Parti populaire Notre Slovaquie (LSNS), dont Kotleba est le chef, pendant laquelle il a remis les chèques en question.

« Je peux confirmer que ce député a été accusé en rapport avec les chèques de 1488 euros », à déclaré à l’AFP Ivan Netik, le porte-parole de ministère de l’Intérieur.

Dans le numéro 1488, le 14 symboliserait une phrase de ralliement des suprémacistes blancs américains, les Fourteen Words, appelant à l’unité de la race blanche, alors que le 88 représente deux fois la huitième lettre de l’alphabet, le HH du « Heil Hitler ».

Kotleba encourt trois ans en prison.

L’ancien enseignant, qui avait déjà été accusé de discours de haine par le passé, est tristement célèbre pour avoir conduit des marches de membres de son parti parés d’uniformes néo-nazis noirs, avant d’être élu au parlement national en mars 2016.

Il s’est souvent montré nostalgique de l’Etat de Jozef Tiso, président de la Slovaquie alliée à l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a promis notamment de « protéger la population contre la terreur tsigane ».

En mai, le parquet slovaque a demandé à la Cour suprême d’interdire son parti d’extrême droite.

LSNS « est un parti politique extrême aux tendances fascistes », avait déclaré à l’époque Andrea Predajnova, une porte-parole du procureur général.

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