Un descendant des Rothschild menacé d’un procès par la mairie de Vienne
Rechercher

Un descendant des Rothschild menacé d’un procès par la mairie de Vienne

La ville menace de poursuivre pour diffamation un descendant de la famille de Rothschild, qui accuse la municipalité d'avoir prolongé les politiques d'expropriation des nazis

Geoffrey Hoguet (G), un descendant de la famille Rothschild interviewé le 25 février 2020 (Capture écran/YouTube)
Geoffrey Hoguet (G), un descendant de la famille Rothschild interviewé le 25 février 2020 (Capture écran/YouTube)

Des responsables accusent Geoffrey Hoguet, qui avait dit que la ville prolongeait un vol nazi, de diffamation dans le cadre d’un conflit judiciaire sur une fondation expropriée sous le Troisième Reich.

La ville de Vienne menace de poursuivre pour diffamation un descendant américain de la famille Rothschild, qui a accusé la municipalité d’avoir prolongé les politiques d’expropriation mises en œuvre par les nazis.

Un porte-parole a ainsi évoqué un dépôt de plainte possible, cette semaine, dans le journal Der Standard. C’est le dernier rebondissement dans un conflit qui a commencé, l’année dernière, entre la ville et Geoffrey Hoguet, lui-même aux côtés de la Fondation Nathaniel Freiherr von Rothschild pour les malades psychiatriques qui avait appartenu à l’arrière-grand-oncle de Hoguet.

Hoguet, âgé de 70 ans, avait poursuivi la ville en justice, l’année dernière, demandant à ce qu’elle remette en place la fondation telle que son ancêtre l’aurait désiré et qu’il en transfère le contrôle à un tiers. Un conseil d’administration formé de 12 membres se trouvait jusqu’à présent à la tête de la fondation, qui a ouvert deux institutions de soins psychiatriques.

Après la prise de pouvoir des nazis en Autriche, en 1938, la famille juive de Rothschild avait été expulsée, ses biens saisis et la fondation avait été dissoute, selon l’AFP. En 1956, la fondation avait été ré-établie et placée directement sous le contrôle de la ville de Vienne.

« Les actions de la ville représentent un cas unique de transactions intéressées, et peut-être donc l’un des cas les plus cyniques de l’histoire des expropriations, de l’aryanisation et des retours manqués dans l’Autriche d’après-guerre », lit-on dans un texte figurant sur la page d’accueil d’un site internet qui a été établi par Hoguet détaillant son combat pour la reconstitution de la fondation.

Le porte-parole de la municipalité a déclaré à Der Standard : « La ville se réserve le droit de porter plainte et elle est en train d’examiner au niveau juridique les allégations présentes sur la page d’accueil pour voir si elles constituent une diffamation ou un préjudice pour notre réputation, ôtant du crédit à nos comportements. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...