Un employé d’école palestinien accusé du viol d’une Israélienne de 7 ans
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Un employé d’école palestinien accusé du viol d’une Israélienne de 7 ans

L'accusé aurait attiré l'enfant en lui donnant des bonbons avant de la violer dans un bâtiment en construction à proximité de l'école

Illustration : un policier tient une paire de menottes. (Yossi Zamir/Flash90)
Illustration : un policier tient une paire de menottes. (Yossi Zamir/Flash90)

Des procureurs d’un tribunal militaire de Cisjordanie ont inculpé dimanche un Palestinien du village de Dir Kadis pour l’enlèvement et le viol d’une israélienne de 7 ans.

L’accusé travaillait dans le service de nettoyage et de maintenance d’une école de la région de Binyamin en Cisjordanie. Il a établi un lien avec la petite fille en lui donnant des bonbons, selon les documents d’inculpation.

Les documents juridiques décrivent la façon dont l’accusé à attiré la petite fille dans un bâtiment à proximité de l’école qui était en construction. Il l’a maintenue par la force, l’a violée avant de la laisser partir.

Il a été inculpé pour viol avec circonstances aggravantes, agression et enlèvement.

L’inculpation survient au terme de trois mois d’enquête policière. L’accusé a nié toutes les accusations lors de l’enquête, en opposant sa version au témoignage de la fillette.

Quand la famille de la petite fille a pris connaissances des faits de viol, elle a consulté des experts en éducation, et déployé des efforts pour aider à la fillette à se reconstruire, a annoncé le site d’information Ynet.

Le village de Dir Kadis est situé à l’ouest de Ramallah. On ignore dans quelle implantation de Cisjordanie l’accusé était employé.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a condamné le viol de la fillette israélienne.

« Le viol choquant d’une fillette nous a tous secoués »,a déclaré Netanyahu en envoyant ses sentiments de sympathie à la famille de la petite fille de sept ans, un jour après l’inculpation.

Il a appelé les autorités judiciaires à faire condamner le plus sévèrement possible « quiconque est responsable de cet acte terrible ».

Avidgor Liberman, le chef du parti Yisrael Beytenu, a appelé à condamner le suspect.

Avigdor Liberman, chef du parti Yisrael Beytenu, quitte la Knesset à l’issue d’une réunion de faction, le 29 mai 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

« Le viol d’une petite fille de sept ans m’a beaucoup choqué », a écrit l’ancien ministre de la Défense sur Facebook. Ce n’est pas de la pédophilie, c’est du terrorisme pur, l’un des cas les plus graves dont j’ai entendu parler ces dernières années. »

« C’est précisément le type de cas pour lequel je n’hésiterai pas à demander qu’un tribunal condamne le terroriste haineux à la peine de mort. C’est honteux que le Premier ministre Benjamin Netanyahu continue de torpiller des projets de loi pour condamner à la peine de mort les terroristes malgré son engagement écrit et public à faire [voter la loi]. »

Même si la peine de mort existe officiellement en Israël, elle n’a été utilisée qu’à une seule occasion – en 1962 dans le cas de l’officier nazi Adolf Eichmann, l’un des architectes de la Shoah. La peine de mort est techniquement autorisée dans des cas de haute trahison, mais aussi dans certains cas sous la loi martiale qui s’applique au sein de Tsahal et en Cisjordanie, mais il faut actuellement une décision unanime d’un panel de trois juges, et elle n’a jamais été appliquée.

La loi qui aurait élargi l’usage de la peine de mort aux cas de terrorisme n’a pas pu être adoptée l’année dernière en pleines tensions politiques après que Liberman, qui avait avancé le projet de loi, a quitté la coalition.

Netanyahu, qui en tant que ministre de la Défense supervise les tribunaux militaires, a soutenu  le projet de loi pour la peine de mort en novembre. Il a aussi appelé à la peine mort après une attaque terroriste en 2017 dans laquelle plusieurs membres d’une famille ont été poignardés à mort dans leur domicile dans l’implantation de Cisjordanie de Halamish.

La police a déclaré que le motif du viol de l’enfant étant vraisemblablement criminel.

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