Rechercher

Un entrepreneur insuffle la notion de gratitude au centre-ville de Tel Aviv

Le mur de la gratitude sur la place Habima offre aux passants la possibilité d'écrire, de dessiner ou de peindre les belles choses de la vie

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Le mur de la gratitude, une installation artistique située au centre de la place Habima à Tel Aviv jusqu'au 9 avril 2022 (Crédit : Autorisation Max Marine)
Le mur de la gratitude, une installation artistique située au centre de la place Habima à Tel Aviv jusqu'au 9 avril 2022 (Crédit : Autorisation Max Marine)

Un immigrant israélien originaire de Philadelphie – la ville de l’amour fraternel – a tenté rendre le monde meilleur grâce à son Mur de la gratitude, installé au beau milieu de sa ville d’adoption, Tel-Aviv.

L’installation artistique, située au centre de la place Habima, un vaste espace public agrémenté de jardins en contrebas et entouré du théâtre Habima, fait partie de la collection d’art numérique que Max Marine, de Philadelphie, a prévu de créer et qu’il appelle Grateful Labs.

Les gens ont pu venir pour écrire, dessiner ou peindre sur le mur ce pour quoi ils sont reconnaissants, participer s’ils le désiraient aux cours de yoga du matin, aux séances de méditation ou aux concerts du soir organisés par Grateful Labs.

L’évènement de Tel Aviv a pris fin samedi 9 avril. Deux événements – une méditation guidée sur la gratitude et l’annonce des artistes gagnants qui ont dessiné sur le mur – ont eu lieu ce jour-là.

Marine, qui, jusqu’à il y a quelques mois, travaillait dans le capital-risque, a eu l’idée du Mur de la gratitude avec deux amis, ses partenaires dans l’aventure. Ils ont reçu la permission de la municipalité de Tel Aviv d’installer le mur pendant deux semaines, attirant plus de 1 000 personnes qui ont écrit leurs pensées sur la surface du mur.

« On a vraiment l’impression d’avoir fait quelque chose, et d’avoir changé un peu l’énergie de la ville et de la planète », a déclaré Marine. « Maintenant, nous devons trouver comment le rendre plus accessible ».

Le mur de la gratitude, une installation artistique située au centre de la place Habima à Tel Aviv jusqu’au 9 avril 2022 (Crédit : Autorisation Max Marine)

Il y a un côté lucratif à cette entreprise, puisque Grateful Labs espère subvenir à ses besoins en créant des NFTs Grateful Giraffe, une collection d’art numérique qu’elle vendra le 21 juin, journée mondiale de la girafe.

Les jetons non fongibles (NFT), sont des actifs numériques qui représentent des objets du monde réel, comme l’art et la musique, et sont achetés et vendus en ligne, souvent avec des crypto-monnaies, et deviennent un moyen de plus en plus populaire d’acheter et de vendre des œuvres d’art numériques.

Marine, qui a quitté le monde du capital-risque en novembre, a étudié les tendances du Web3 (une itération du Web basée sur la blockchain) et a créé son propre fonds de crypto-monnaie, mais certaines de ses expériences personnelles l’ont inspiré à répandre un peu plus de gratitude dans le monde, et à utiliser les arts pour financer cette idée.

Avec ses partenaires, il a choisi le nom de Grateful Giraffes (girafes reconnaissantes), en cherchant un mot allitératif qui corresponde à « reconnaissant » et en s’accordant sur le fait que les girafes sont un animal universellement aimé.

Ils espèrent installer un mur de la gratitude sur la place Rabin de Tel Aviv au mois de mai.

Ils ont également l’intention de lancer une campagne internationale pour installer des murs de la gratitude dans des lieux clés des États-Unis, tels que Times Square et Central Park à New York, ainsi que dans d’autres pays.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...