Un envoyé de l’AP reproche à May de ne pas avoir reconnu l’État palestinien
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Un envoyé de l’AP reproche à May de ne pas avoir reconnu l’État palestinien

Husam Zomlot estime que la position de la Première ministre britannique sortante "pourrait s'avérer mortelle pour la solution à deux États"

Husam Zomlot, l'ancien envoyé palestinien à Washington, examine des documents à Washington, DC, le 16 février 2018. (AP Photo/Pablo Martinez Monsivais)
Husam Zomlot, l'ancien envoyé palestinien à Washington, examine des documents à Washington, DC, le 16 février 2018. (AP Photo/Pablo Martinez Monsivais)

L’Autorité palestinienne a critiqué lundi la Première ministre britannique pour ne pas avoir reconnu l’État palestinien, jugeant que cette décision pourrait s’avérer « mortelle » à la perspective de paix avec Israël.

Husam Zomlot, envoyé à Londres, a applaudi Theresa May dans un tweet pour « ses positions sur Jérusalem, l’illégalité des implantations et l’UNRWA ».

Il pense en revanche que son refus de reconnaître l’État palestinien « pourrait s’avérer mortel aux perspectives de solution à deux États ».

Theresa May a augmenté le montant des subventions versées à l’UNRWA, l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens et leurs descendants, après que les États-Unis ont cessé de verser ses 300 millions de dollars annuels, l’administration Trump estimant que l’agence était à bout de souffle.

Des centaines de milliers de Palestiniens ont été chassés ou forcés de fuir leurs terres lors de la guerre d’Indépendance d’Israël en 1948. L’UNRWA les considèrent eux et leurs descendants comme des réfugiés au Moyen-Orient.

Israël rejette depuis longtemps les critères de l’UNRWA, qui étend automatiquement le statut de réfugié à plus de cinq millions de leurs descendants, en plus des dizaines de milliers de Palestiniens encore en vie qui habitaient dans l’Israël actuel dans les années 40. Des responsables ont appelé à la fermeture de l’agence et à la prise de relais par l’entité s’occupant des réfugiés du monde entier, le Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU.

Les États-Unis et Israël estiment également que l’agence perpétuait le conflit israélo-palestinien par son échec à intégrer les réfugiés dans leurs pays d’accueil. L’État juif reproche aussi aux écoles de l’UNRWA d’inciter fréquemment à la haine contre Israël dans ses manuels.

L’UNRWA argue, elle, qu’elle assurera des services éducatifs et sociaux jusqu’à ce qu’une solution politique soit trouvée.

Theresa May a critiqué Donald Trump l’année dernière, après que ce dernier a transféré l’ambassade américaine à Jérusalem, et fait savoir qu’elle ne l’imiterait pas.

La Première ministre va prochainement quitter son poste, n’étant pas parvenue à trouver d’accord avec l’Union européenne autour du Brexit.

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