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Un film de l’École de cinéma de l’université de Tel Aviv sélectionné à Cannes

"Sheherut" explore les frontières des relations entre une fille et son père veuf, caractérisées par un rapport de contrôle et de domination de la fille sur le père

« Sheherut » d’Orin Kadoori. (Crédit : Yevgeniy Grebenchuk)
« Sheherut » d’Orin Kadoori. (Crédit : Yevgeniy Grebenchuk)

Le film « Sheherut » (« Parenté ») d’Orin Kadoori, étudiante de l’École de cinéma et télévision Steve Tisch de l’université de Tel Aviv, a été sélectionné pour le Festival de Cannes 2022, dans le cadre de la Cinéfondation, la compétition officielle du film étudiant, dédiée à la découverte de la future génération de cinéastes, a rapporté le site de l’Association francophone de l’Université de Tel Aviv. L’œuvre fait partie des 16 courts-métrages sélectionnés parmi les 1 528 proposés par les écoles de cinéma du monde entier.

Le Festival de Cannes 2022, la 75ᵉ édition, se déroulera du 17 au 28 mai.

Outre Cannes, le film sera projeté en première locale en Israël dans le cadre du Festival international du film étudiant de Tel Aviv, du 12 au 18 juin.

« Sheherut », d’une durée de 24 minutes, explore les frontières des relations entre une fille et son père veuf, caractérisées par un rapport de contrôle et de domination de la fille sur le père. Une nouvelle femme apparaît dans la vie du père pour la première fois depuis la mort de la mère, ce qui remet en cause cette relation intime et fragile. La jeune fille fera ainsi tout son possible pour retrouver sa place au centre de la vie de son père.

« Sheherut » est le film de fin de deuxième année d’Orin Kadoori, âgée de 26 ans, dans le cadre de ses études à l’École de cinéma et télévision Steve Tisch de l’université de Tel Aviv. Sa production a été accompagnée par la journaliste et réalisatrice Dalia Karpel et par le directeur de l’école, le professeur Yaron Bloch. Il a reçu le soutien de la Fondation Blavatnik.

Orin Kadoori est actuellement étudiante de troisième année. Elle a auparavant étudié la photographie de mode à l’École Ron Kedmi Workshops et l’écriture de scénario sous la direction de Roy Maliach Reshef. « Sheherut » est son premier film.

La Cinéfondation a été créée en 1998 et a pour but de découvrir la relève mondiale des jeunes cinéastes. Elle vise aussi à leur fournir une plateforme d’expression, les amener à une reconnaissance internationale et favoriser la poursuite de leur création originale et innovante.

Déjà, lors des deux éditions précédentes, des films de l’école avaient été sélectionnés. Il s’agit de la 17e fois qu’un film israélien est sélectionné depuis le début de la compétition étudiante du Festival de Cannes.

Le premier film nominé dans la compétition avait été le court-métrage du réalisateur Dover Kosachvili, « Im Hukim », qui avait remporté la deuxième place, en 1999. En 2002, Aya Somech a remporté le troisième prix de la compétition pour son film « Sheelot shel poel met » (« Questions d’un ouvrier mort »). En 2005, la réalisatrice Maya Dreifuss avait remporté le second prix pour « Bikur Holim » (« Heures de visite »). Parmi les autres jeunes réalisateurs de l’école qui ont foulé le tapis rouge au fil des ans : Hadar Morag, Haim Tabakman, Amit Sakomski, Yaniv Berman, Maayan Rif et Yuval Shani.

Les quinze autres films présentés dans le cadre de la Cinéfondation cette année sont :

CHLIEB NÁŠ KAŽDODENNÝ, Alica Bednáriková (Slovaquie)
MUMLIFE, Ruby Challenger (Australie)
TOUT CECI VOUS REVIENDRA, Lilian Fanara (France)
LES HUMAINS SONT CONS QUAND ILS S’EMPILENT, Laurène Fernandez (France)
IL BARBIERE COMPLOTTISTA, Valerio Ferrara (Italie)
THE PASS, Pepi Ginsberg (États-Unis)
NAUHA, Pratham Khurana (Inde)
JUTRO NAS TAM NIE MA, Olga Kłyszewicz (Pologne)
DI ER, Li Jiahe (Chine)
FENG ZHENG, Li Yingtong (États-Unis)
MISTIDA, Falcão Nhaga (Portugal)
GLORIOUS REVOLUTION, Masha Novikova (Royaume-Uni)
100% FLÅET KÆRLIGHED, Malthe Saxer (Danemark)
HAJSZÁLREPEDÉS, Bianka Szelestey (Hongrie)
SPRING ROLL DREAM, Mai Vu (Royaume-Uni)

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