Un hashtag anti-Israël à la une des « tendances » de Twitter France
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Un hashtag anti-Israël à la une des « tendances » de Twitter France

Le hashtag, "#ISRAELCRIMINEL", a été partagé près de 50 000 fois et a été dénoncé par des associations juives, moins d'un mois après le hashtag antisémite "#sijetaitunjuif"

Capture d'écran d'un tweet du compte InfoEquitable.
Capture d'écran d'un tweet du compte InfoEquitable.

Un hashtag anti-Israël s’est retrouvé à la une des « tendances » de Twitter France plusieurs heures ce vendredi matin, ont noté plusieurs associations juives.

Le hashtag, « #ISRAELCRIMINEL », a ainsi été partagé près de 50 000 fois, souvent accompagnés de messages incendiaires contre l’Etat juif.

Selon le site InfoEquitable, des « comptes islamistes » seraient à l’origine de la campagne, démarrée durant la nuit de jeudi à vendredi.

Les organisations juives ont appelé Twitter à l’action afin d’empêcher le réseau social de mettre en avant de tels discours.

Le mois dernier, l’UEJF et d’autres avaient déjà dénoncé le hashtag antisémite « #sijetaitunjuif » qui s’était lui aussi retrouvé en tête des « tendances » Twitter.

Face aux nombreux messages antisémites, aux clichés sur les Juifs ou aux soi-disantes ‘blagues’ sur la Shoah, plusieurs associations juives et responsables associatifs avaient déjà réagi, et le CRIF avait invité les utilisateurs du réseau social à lui signaler les tweets de cette nature.

Des captures d’écran laissaient à penser que l’un des comptes à l’origine de la campagne antisémite était tenu par un partisan de l’Etat islamique.

Ces comptes anonymes à l’origine du mot-clé ont depuis été supprimés du réseau social.

Si les responsables politiques sont présents en nombre sur Twitter, peu d’entre eux avaient réagi au hashtag antisémite, malgré l’importance qu’il avait prise. Le même phénomène a été observé avec « #ISRAELCRIMINEL », qui a laissé la classe politique indifférente.

Début mai, quatre associations anti-racistes françaises, l’UEJF, SOS Racisme, SOS Homophobie et J’accuse, ont assigné Twitter en référé devant le tribunal judiciaire de Paris « pour son inaction face au déferlement de contenus de haine durant le confinement ».

Ils réclamaient ainsi la désignation d’un expert judiciaire qui « pourra faire la lumière sur les moyens mis en œuvre par Twitter pour modérer les contenus de haine ».

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