Un haut-responsable de la Défense s’est rendu à Amman pour résoudre la crise diplomatique
Rechercher

Un haut-responsable de la Défense s’est rendu à Amman pour résoudre la crise diplomatique

Les Israéliens affirment que des négociations avec les autorités jordaniennes sont en cours, après qu'un garde de l'ambassade israélienne a tué ses 2 assaillants

Les forces jordaniennes de sécurité montent la garde aux abords de l'ambassade israélienne à Amman suite à un 'incident', le 23 juillet 2017 (Crédit : JKhalil Mazraawi/AFP PHOTO)
Les forces jordaniennes de sécurité montent la garde aux abords de l'ambassade israélienne à Amman suite à un 'incident', le 23 juillet 2017 (Crédit : JKhalil Mazraawi/AFP PHOTO)

Un responsable du la Défense israélienne, dépêché par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, s’est rendu à Amman pour tenter de résoudre la crise diplomatique qui a éclaté hier, après qu’un agent de sécurité a tué deux Jordaniens qui l’avaient attaqué, à l’ambassade israélienne à Amman.

Cet envoyé spécial, dont l’identité n’a pas été divulguée, est revenu et doit s’entretenir avec Netanyahu au sujet des échanges menés sur place. Le Premier ministre était en réunion avec les chefs de la sécurité pour préparer une réunion du cabinet de sécurité qui aura lieu ce soir.

Aucune indication sur les résultats de ces échanges n’a été communiquée pour le moment.

Les autorités jordaniennes veulent interroger le garde sur les circonstances de l’incident, tandis qu’Israël refuse de le leur remettre.

Le responsable israélien espère négocier une solution à cette crise diplomatique qui s’intensifie et qui menace les relations bilatérales.

« Des négociations sont en cours avec les Jordaniens via [le ministère de] la Défense », a déclaré un haut-responsable israélien à Haaretz. « Nous tentons de mettre fin à cette crise. »

À la lumière de cette crise, le cabinet de sécurité israélien se réunira lundi soir, après s’être déjà réuni pendant plus de 6 heures la nuit précédente.

Plus tôt dans la journée de lundi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël mettait tout en œuvre pour mettre fin à la crise et pour rapatrier le garde.

Netanyahu a affirmé, aux côtés de son homologue géorgien Giorgi Kvirikashvili qu’il a parlé à deux reprises avec l’ambassadrice israélienne en Jordanie, Einat Shalin, suite à l’incident de dimanche, ainsi qu’avec le garde de sécurité.

« J’ai promis à l’agent de sécurité que nous mettons tout en œuvre pour le faire revenir en Israël, nous avons déjà eu à faire à ce genre de situation », a-t-il dit. « Je leur ai dit à tous les deux que nous sommes en contact permanent avec le gouvernement et les responsables de sécurité à Amman à tous les niveaux, afin de mettre fin à cet incident aussi vite que possible. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, avec son homologue géorgien Giorgi Kvirikashvili durant une conférence e presse au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 24 juillet 2017. (Crédit : AFP/POOL/JACK GUEZ)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, avec son homologue géorgien Giorgi Kvirikashvili durant une conférence e presse au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 24 juillet 2017. (Crédit : AFP/POOL/JACK GUEZ)

Le ministère des Affaires étrangères israélien a fait savoir que le garde a été poignardé par Mohammed Jawawdeh, 19 ans, qui se trouvait dans la résidence diplomatique pour y installer des meubles et avait agressé le garde avec un tournevis, le blessant légèrement.

Le garde avait alors ouvert le feu en état de « légitime défense » et tué Jawawdeh et un autre homme, Bashar Hamarneh, qui se trouvait sur place à ce moment-là.

Avant l’attaque de dimanche à l’ambassade israélienne en Jordanie, les relations bilatérales étaient déjà tendues. En effet, la Jordanie a vivement critiqué l’installation de détecteurs de métaux à l’entrée du mont du Temple par Israël, après l’assassinat de deux policiers israéliens le 14 juillet sur le lieu saint.

Le mont du Temple, qui abrite la mosquée d’Al-Aqsa et le Dôme du Rocher, est administré par un fonds islamique géré par la Jordanie, et Amman a été très critique de ce qu’il considère comme une tentative de modifier le statu quo en vigueur.

Lundi, les responsables jordaniens ont déclaré au quotidien al-Ghad que la Jordanie n’autorisera pas le garde de sécurité à quitter le pays tant qu’Israël ne le remet pas aux autorités pour être interrogé. Une source gouvernementale indique qu’Amman ne lâchera pas prise face à Jérusalem tant que l’homme n’aura pas été interrogé.

L’homme bénéficie de l’immunité diplomatique telle que définie par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et ne risquerait pas une arrestation, a fait savoir le ministère des Affaires étrangères israélien dans le communiqué paru lundi matin.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...