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Un Iranien juif condamné à mort pour meurtre bénéficie d’un sursis de dernière minute

Arvin Nathaniel Ghahremani a agi en légitime défense lorsqu’il a tué Amir Shokri au cours d'une rixe ; des groupes internationaux de défense des droits de l'Homme travaillent à faire commuer sa peine

Arvin Nathaniel Ghahremani, 20 ans, un Juif iranien dont l'exécution est prévue le 20 mai 2024. (Crédit : Iran Human Rights)
Arvin Nathaniel Ghahremani, 20 ans, un Juif iranien dont l'exécution est prévue le 20 mai 2024. (Crédit : Iran Human Rights)

Un Juif iranien qui devait être exécuté ce lundi pour avoir tué un homme lors d’une rixe il y a deux ans a bénéficié dimanche d’un sursis de dernière minute, repoussant sa mise à mort d’un mois.

Arvin Nathaniel Ghahremani, 20 ans, a été condamné à mort et devait être exécuté lundi en vertu du code pénal iranien de « justice réparatrice » – ou « qisas » en arabe. Il est accusé d’avoir tué un homme du nom d’Amir Shokri en état de légitime défense lorsqu’il a été attaqué avec un couteau il y a deux ans, a indiqué la semaine dernière le site d’information Iran International, lié à l’opposition.

À la dernière minute, il a bénéficié d’un sursis à l’exécution malgré les efforts considérables déployés par sa famille et les organisations internationales de défense des droits de l’Homme pour que sa peine soit plutôt commuée, a rapporté Ynet, citant des sources anonymes au sein de la communauté juive iranienne.

En vertu du droit iranien, lorsqu’une personne est reconnue coupable d’homicide volontaire, la seule façon de commuer la peine de mort est que la famille du défunt dise qu’elle pardonne à l’auteur de l’homicide.

Selon Human Rights Watch (HRW), la loi iranienne stipule que si un non-musulman tue un musulman, le qisas peut être appliqué et l’auteur peut être condamné à mort. Toutefois, si un musulman tue un non-musulman en Iran, le qisas ne s’applique pas et aucune peine n’est prononcée, ce qui amène les experts en droits de l’Homme à affirmer que la loi établit une discrimination injuste à l’encontre des groupes minoritaires en Iran.

La semaine dernière, le groupe Iran Human Rights (IHR), basé à Oslo, a rapporté que la famille de Ghahremani avait été informée qu’elle avait jusqu’à lundi pour demander à la famille de Shokri d’accepter de renoncer à l’exécution et d’accepter une importante somme d’argent.

L’IHR a diffusé un enregistrement vocal de la mère de Ghahremani demandant aux gens de prier pour que son fils soit sauvé.

Selon Ynet, des avocats juifs iraniens établis aux États-Unis auraient également contribué aux efforts visant à faire annuler l’exécution de Ghahremani, et un appel à l’intervention internationale a été envoyé à plusieurs pays, dont l’Allemagne et la Russie.

La raison du report de dernière minute de l’exécution de Ghahremani n’a pas été précisée, et Ynet n’a pas confirmé si la famille de Shokri avait accepté de commuer sa peine.

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux la semaine dernière montrait des prières organisées pour Ghahremani sur le site de pèlerinage du Tombeau de Rachel, dans la ville de Bethléem, au centre de la Cisjordanie.

Avant la révolution islamique de 1979, il y avait quelque 100 000 Juifs en Iran ; en 2016, selon un recensement iranien, ce nombre était tombé à moins de 10 000.

L’Iran a ouvertement juré la destruction d’Israël et soutient financièrement des groupes terroristes comme le chiite libanais du Hezbollah et le palestinien du Hamas, également engagés dans cette voie.

D’éminentes personnalités de la communauté juive d’Iran publient par intermittence des déclarations anti-Israël qui correspondent à l’agenda du régime.

Selon l’IHR, l’Iran a procédé à au moins 223 exécutions cette année, dont au moins 50 au cours de la première quinzaine de mai.

Amnesty International a déclaré le mois dernier que l’Iran avait exécuté 853 personnes en 2023, soit le nombre le plus élevé depuis 2015.

Les autorités iraniennes ont « persisté dans leur folie meurtrière sanctionnée par l’État, qui a transformé les prisons en champs de bataille », a déclaré Amnesty.

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