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Un magazine étudiant d’une université australienne appelle à la « mort d’Israël »

Les organisations juives ont appelé l'université d'Adélaïde à condamner l'article, affirmant qu'il avait contribué a créer un environnement hostile au sein même du campus

Illustration : L'université d'Adélaïde, en Australie. (Crédit : YouTube)
Illustration : L'université d'Adélaïde, en Australie. (Crédit : YouTube)

JTA – Le magazine des étudiants de l’université d’Adélaïde, dans l’Etat d’Australie du Sud, a appelé à la « mort d’Israël » dans l’un de ses articles.

L’article, publié le 4 août dans On Dit et écrit par l’une de ses rédactrices, Habibah Jaghoori, a été motivé par l’opération Aube, une série de combats de trois jours qui ont eu lieu le mois dernier entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Jihad islamique dans la bande de Gaza.

« La solution pour parvenir à la paix et faire naître la justice pour la Palestine est de demander la destruction d’Israël », a écrit Jaghoori.

« Libérez la Palestine et anéantissez Israël. »

Des étudiants juifs du campus ont déclaré à The Adelaide Advertiser que l’article avait créé un environnement hostile. Dans un suivi sur Twitter, Jaghoori a appelé à « l’anéantissement d’Israël » et a ajouté « Mort à l’Amérique ».

Dans un courriel adressé à l’Australian Jewish News, Jaghoori a déclaré qu’elle ne visait pas les Juifs. « Mort à Israël », a-t-elle expliqué, « signifie mort à l’État, aux soldats de Tsahal qui sont des criminels de guerre, à l’occupation et au sionisme ».

Les organisations juives ont appelé l’université à condamner l’article. L’Australasian Union of Jewish Students a déclaré que l’université devait « exiger des explications de la part des auteurs ».

Dans une réponse au blog pro-israélien Israelly Cool, l’université n’a pas voulu condamner directement l’article, notant que On Dit jouissait d’une indépendance éditoriale.

« Comme d’autres établissements d’enseignement supérieur, le soutien de l’université d’Adélaïde à la liberté académique et à la liberté d’expression est reflété dans sa politique de liberté d’expression », a-t-elle déclaré. « Toutefois, l’université reconnaît que la liberté d’expression est soumise à des restrictions légales, notamment en ce qui concerne l’incitation à la violence et la diffamation fondée sur la race. L’université déplore la discrimination religieuse et raciale, y compris l’antisémitisme. »

Vendredi, un membre du Parlement australien a annoncé une nouvelle enquête sur l’interdiction des symboles néo-nazis en Australie-Méridionale, après que le Mémorial de la Shoah d’Adélaïde a publié une image d’un groupe d’hommes encapuchonnés faisant un salut hitlérien devant son bâtiment. Les régions de Victoria et de Nouvelle-Galles du Sud, où se trouvent Melbourne et Sydney, ont déjà interdit toute propagande nazie.

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