Un militant anti-Israël demande la réouverture de son dossier, invoquant une « influence indue » de Trump
Les avocats du militant pro-palestinien Mahmoud Khalil ont demandé aux autorités américaines de l’immigration de classer sans suite l'affaire de leur client
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Les avocats d’un militant anti-israélien de premier plan ont demandé aux autorités américaines de l’immigration de mettre fin aux procédures visant à l’expulser, accusant l’administration Trump d’avoir « secrètement manipulé » l’issue de son dossier.
Le président américain Trump a soutenu les initiatives visant à l’expulsion de Mahmoud Khalil, qui avait été arrêté par des agents fédéraux en civil en mars 2025. Khalil est ainsi devenu l’un des premiers étrangers interpellés pour son implication dans des activités pro-palestiniennes aux États-Unis.
Khalil est un ancien étudiant de troisième cycle à l’université Columbia de New York. Il a été l’un des leaders des manifestations pro-palestiniennes organisées sur le campus au plus fort de la guerre à Gaza.
L’administration Trump avait tenté de le faire expulser au motif que ses activités portaient atteinte aux intérêts des États-Unis sur la scène internationale, déclenchant ainsi une longue et complexe bataille juridique.
Malgré sa libération en juin dernier, Khalil a continué de faire face à des menaces d’expulsion de la part des autorités fédérales.
« De nouveaux éléments de preuve démontrent que l’administration Trump a secrètement manipulé l’issue de son dossier d’immigration, afin de faire de lui un exemple », ont affirmé les avocats de Khalil dans un communiqué.
Dans un nouveau recours déposé aujourd’hui, les avocats ont demandé à la Commission d’appel de l’immigration (BIA), qui relève du Département américain de la Justice, de rouvrir l’affaire Khalil et de la classer sans suite.
Le 9 avril 2026, la BIA avait rejeté le recours du militant pro-palestinien et elle avait prononcé une ordonnance d’expulsion « définitive ».
La BIA a exercé une influence indue sur la décision du tribunal d’immigration de première instance, a accéléré la procédure, a contourné les voies habituelles par lesquelles les recours en matière d’immigration sont enregistrés et jugés, et a finalement statué en neuf jours, un délai sans précédent, ont fait valoir les avocats de Khalil.
Khalil, ont-ils ajouté, ne peut légalement être à nouveau placé en détention ou expulsé tant que ses recours contre d’autres décisions judiciaires n’ont pas été examinés.
« L’administration veut m’arrêter, me placer en détention et m’expulser pour intimider tous ceux qui prennent la défense de la Palestine dans ce pays, et elle est prête pour cela à s’affranchir des règles et procédures américaines habituelles », a déclaré Khalil.
Le Bureau exécutif pour l’examen des affaires d’immigration, dont relève la BIA, n’a pas encore répondu à la demande de commentaires de l’AFP.
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