Un ouvrier tué sur un chantier à Beit Shemesh
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Un ouvrier tué sur un chantier à Beit Shemesh

Des témoins oculaires ont indiqué que l'homme avait chuté de plusieurs étages ; ce décès porte à 40 le nombre de victimes d'accidents de chantier depuis le début de l'année 2019

Un ouvrier travaille sur un toit d'un chantier de construction à Jérusalem, le 5 août 2015 (Nati Shohat/Flash90).
Un ouvrier travaille sur un toit d'un chantier de construction à Jérusalem, le 5 août 2015 (Nati Shohat/Flash90).

Un employé du bâtiment a trouve la mort lundi sur un chantier de Beit Shemesh, à l’ouest de Jérusalem.

Les services de Magen David Adom ont déclaré que l’homme âgé de cinquante ans souffrait de sérieuses lésions à la tête après une chute d’un immeuble. Son décès a été prononcé sur place.

Des témoins oculaires ont indiqué que l’homme avait chuté de plusieurs étages.

La police enquête sur ce décès, qui, selon les médias israéliens, porte à 40 le nombre de victimes d’accidents de chantier et à 74 le nombre de victimes d’accident du travail depuis le début de l’année 2019.

Des décès se produisent quasiment chaque semaine dans les chantiers en Israël, notamment parce que les règles de sécurité ne sont pas respectées.

Rescue forces at the scene after a fatal construction crane collapse at a site in Yavneh, May 19, 2019. (Magen David Adom)

La semaine dernière, un homme a été tué sur un chantier et deux autres ont été blessés.

En juin, des chiffres diffusés en vertu de la loi pour la liberté de l’information établissaient que la police n’a pas ouvert d’enquête criminelle dans 75 % des accidents survenus sur le lieu de travail entre 2016 et 2018 qui ont provoqué la mort d’ouvriers ou de graves blessures.

En réaction à la forte hausse de ces incidents, la police a établi une unité spéciale appelée Peles fin 2018, sous l’égide de son unité spécialisée Lahav 433, spécialisée dans les enquêtes sur les accidents. Pourtant, selon Haaretz, celle-ci n’a enquêté que sur trois des 38 accidents mortels survenus jusqu’à présent en 2019.

La police estime que l’unité n’a pas vocation à mener une enquête sur chaque incident, mais seulement « ceux avec des circonstances uniques, comme des accidents complexes impliquant l’effondrement d’une infrastructure, ou le type d’accident qui nécessite une expertise et des ressources spécifiques », selon un communiqué de la police adressé à Kan LaOved.

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