Un politicien antisémite passé à tabac en Ukraine
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Un politicien antisémite passé à tabac en Ukraine

L'ancien maire de Konotop Artem Semenikhin est notoirement connu pour ses positions néo-nazies

Artem Semenikhin, un politicien ukrainien agressé à Konotop. (Crédit : Facebook)
Artem Semenikhin, un politicien ukrainien agressé à Konotop. (Crédit : Facebook)

Un politicien d’extrême-droite affilié au parti antisémite Svoboda a été gravement agressé en Ukraine jeudi dernier. Ses partisans attribuent cette agression à ses rivaux politiques qui cherchent à obtenir l’avantage en vue des élections parlementaires.

Selon le Kyiv Post, Artem Semenikhin, ancien maire de Konotop, a été passé à tabac par plusieurs agresseurs non identifiés jeudi dernier à 1 heure du matin et est actuellement sous surveillance policière et dans un état critique.

Dans une publication sur Facebook, Oleh Tyahnybok  – un antisémite notoire qui avait déjà affirmé que « la mafia juive russe » avait pris le contrôle de l’Ukraine – a décrit cette attaque comme un « assaut politique » et a exigé que « les autorités mènent une enquête objective et rapide de ce crime et punisse les auteurs ».

L’élection de Semenikhin en 2015 à la mairie de Konotop, une petite ville d’Ukraine de moins de 90 000 habitants, a surpris la communauté juive locale. A l’époque, le Jerusalem Post avait rapporté qu’il était connu parce qu’il avait une étiquette collée sur sa voiture et sur laquelle est inscrite le slogan néo-nazi 14/88, une référence numérique aux phrases « nous devons garantir l’existence de notre peuple et de l’avenir pour les enfants blancs » et « Heil Hitler ».

Sa victoire est survenue alors que le parti Svoboba était en déclin, sa représentation parlementaire était quasiment inexistante après les manifestations de l’Euromaïdan en 2014. Il a ensuite été contraint de démissionner du conseil municipal de Konotop.

Ilya Aizenshtat, un militant juif ukrainien originaire de Konotop, a déclaré au Times of Israël qu’il pensait que le politicien d’extrême-droite était en mauvaise position dans les sondages, exagérait l’ampleur de ses blessures à des fins politiques et que son opposant, qui est en tête, n’avait aucune raison de s’en prendre physiquement à lui.

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