Un projet de loi israélien conditionne le financement des arts à la « loyauté »
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Un projet de loi israélien conditionne le financement des arts à la « loyauté »

La cheffe de l'opposition à la Knesset, Tzipi Livni, a estimé que le texte contraignait "la culture à devenir le porte-parole du gouvernement"

La ministre de la Culture et des Sports Miri Regev assiste à une réunion de la Commission de la Culture, des Sports et de l'Education à la Knesset, le 2 juillet 2018. (Hadas Parush/Flash90)
La ministre de la Culture et des Sports Miri Regev assiste à une réunion de la Commission de la Culture, des Sports et de l'Education à la Knesset, le 2 juillet 2018. (Hadas Parush/Flash90)

La commission des Lois a voté dimanche l’avancée d’un texte législatif qui permettrait au gouvernement de ne pas verser de financements aux « organisations culturelles oeuvrant contre les principes de l’Etat ».

Cette décision vient donner un coup d’accélérateur à une législation présentée par la ministre de la Culture, Miri Regev (ancienne porte-parole de l’armée et chargée de la censure militaire), et soutenue par le ministre des Finances, Moshe Kahlon.

La loi permettra au gouvernement de ne plus verser de fonds à des organisations ou à des événements se prêtant à la négation du caractère juif et démocratique de l’Etat d’Israël ; à l’incitation au racisme, à la violence ou au terrorisme ; apportant un soutien au combat armé ou aux actes terroristes contre Israël – de la part d’un Etat ennemi ou d’un groupe terroriste ; célébrant la Journée de l’Indépendance appréhendée sous l’angle du deuil, et affichant tout acte de destruction ou de dégradation physique du drapeau de l’Etat ou de tout symbole l’incarnant.

Les députés de gauche ont critiqué cette initiative.

La cheffe de l’opposition à la Knesset, Tzipi Livni, a estimé que « la demande de la loyauté dans les arts est une autre avancée dans la réduction au silence des expressions diverses, en contraignant la culture à devenir le porte-parole du gouvernement ».

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