Un responsable du Likud s’excuse d’avoir soutenu le parti extrémiste espagnol
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Un responsable du Likud s’excuse d’avoir soutenu le parti extrémiste espagnol

Eli Hazan, directeur des Affaires étrangères du parti de Benjamin Netanyahu, se rétracte après le tollé en ligne suscité par son soutien au parti d'extrême droite espagnol Vox

Un manifestant du parti espagnol d'extrême droite Vox, à Madrid, le 10 février 2019. (Crédit : OSCAR DEL POZO / AFP)
Un manifestant du parti espagnol d'extrême droite Vox, à Madrid, le 10 février 2019. (Crédit : OSCAR DEL POZO / AFP)

Le directeur des Affaires étrangères du Likud Eli Hazan s’est excusé samedi d’avoir soutenu un parti d’extrême droite espagnol dans le cadre des élections législatives du pays prévues ce dimanche.

Plus tôt dans la journée, Eli Hazan avait tweeté bonne chance au chef de Vox aux élections et décrit le parti extrémiste « de parti frère du Likud » au Parlement européen.

« Il nous aide beaucoup… quiconque soutient Israël et les Juifs. Je le soutiens en retour », a-t-il écrit en espagnol.

Sa publication a déclenché un torrent de réactions en ligne, en particulier de la part des électeurs espagnols qui ont souligné la rhétorique nationaliste de Vox, ses liens avec des négationnistes et son islamophobie présumée.

Le journaliste israélo-espagnol Henrique Cymerman a déclaré que la communauté juive locale était « choquée » que le parti à la tête d’Israël appuie un parti qui s’est dit « teinté de néo-nazisme ».

Le responsable des Affaires étrangères du Likud Eli Hazan lors d’une interview diffusée sur TBN en octobre 2017. Crédit : capture écran/YouTube)

Eli Hazan a ensuite supprimé son tweet et présenté ses excuses sur le réseau social, indiquant qu’il n’aurait pas dû associer le Likud à ses opinions personnelles. Il a également souhaité bonne chance à « tous les partis espagnols soutenant Israël ».

Depuis la mort du dictateur Francisco Franco en 1975, l’Espagne était l’un des rares pays européens à ne pas compter de parti d’extrême droite.

Mais pour le scrutin de dimanche, Vox, et sa rhétorique ultra-nationaliste, pourrait faire une entrée fracassante au Parlement national, avec 30 députés sur les 350 au total, selon les sondages.

Pratiquement inexistant dans les sondages d’opinion un an plus tôt, Vox est apparu sur le devant de la scène lors des élections régionales de décembre en Andalousie, obtenant près de 11 % des voix.

Le programme de Vox, qui signifie « voix » en latin, repose sur la défense de l’Espagne contre les dangers que représentent selon lui le séparatisme, l’immigration musulmane, le féminisme et la gauche.

En mars dernier, le parti avait désigné un révisionniste de la Shoah comme candidat pour la ville d’Albacete, dans le centre du pays. Fernando Paz, historien, avait ensuite rapidement retiré sa candidature aux législatives, invoquant l’intense chasse médiatique menée contre lui par la presse espagnole.

Fernando Paz (capture d’écran YouTube)

Des généraux à la retraite du régime d’extrême droite de Franco figurent parmi les autres candidats de Vox.

Son président, Santiago Abascal, défend fièrement la chasse, la corrida et les valeurs traditionnelles et familiales  catholiques.

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