Rechercher

Une campagne de propagande russe qualifie les Suédois de nazis

Les affiches de propagande auraient été conçues par l'organisation russe Our Victory, en réaction à la demande de la Suède d'adhérer à l'OTAN

Sur cette photo fournie par les forces armées suédoises des troupes se préparent dans la région de la mer Baltique, le mardi 25 août 2020. (Crédit : Joel Thungren/Forces armées suédoises/TT/AP)
Sur cette photo fournie par les forces armées suédoises des troupes se préparent dans la région de la mer Baltique, le mardi 25 août 2020. (Crédit : Joel Thungren/Forces armées suédoises/TT/AP)

La Russie a intensifié sa campagne de propagande contre la Suède, accusant la nation scandinave de nazisme.

Des affiches associant les héros nationaux suédois aux nazis sont apparues aux arrêts de bus dans toute la Russie, selon des rapports publiés mardi.

Le slogan « Nous sommes contre le nazisme, pas eux » apparaît à côté de photos de personnalités suédoises telles qu’Astrid Lindgren, célèbre pour ses livres pour enfants mettant en scène le personnage de Fifi Brindacier, Ingvar Kamprad, fondateur d’IKEA, et Ingmar Bergman, réalisateur suédois. Le mot « nous » était imprimé aux couleurs du drapeau russe, tandis que le mot « eux » était imprimé aux couleurs du drapeau suédois.

Sur l’affiche, à côté de sa photo, Kamprad était cité dans un livre de 2011, disant : « J’étais un nazi ! J’admirais Hitler ! » Kamprad avait souligné que sa participation au mouvement de jeunesse nazi suédois pendant la guerre était « la plus grande erreur de ma vie« .

Une autre version de l’affiche accusait le roi de Suède Gustav V d’être un nazi.

Cette provocation intervient alors que la Suède se prépare à rejoindre l’OTAN.

Le ministère des Affaires étrangères suédois a tenu le groupe russe Our Victory pour responsable de la campagne de propagande.

« Nous n’avons aucune intention de nous engager dans une polémique publique avec l’organisation russe Our Victory, qui serait à l’origine de ces affiches », a déclaré un porte-parole du ministère suédois des Affaires étrangères, selon le Daily Mail.

La Suède n’a pas été la seule cible des accusations russes de nazisme. Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, a suscité l’indignation diplomatique cette semaine lorsqu’il est revenu sur les accusations de nazisme en Ukraine. « Le fait que [le président ukrainien Volodymyr] Zelensky soit Juif ne nie pas les éléments nazis en Ukraine. Je pense qu’Hitler avait aussi du sang juif », a déclaré M. Lavrov dans une interview accordée au programme télévisé italien Zona Bianca dimanche.

L’ambassadeur russe en Israël, Anatoly Viktorov, a été convoqué au ministère des Affaires étrangères lundi pour une discussion sur ces commentaires, que M. Lapid a qualifiés « d’impardonnables« . Lapid a déclaré mardi matin que le gouvernement russe devrait présenter des excuses aux Juifs et aux victimes de la Shoah pour les commentaires de M. Lavrov.

L’ambassadeur de Russie en Israël Anatoly Viktorov s’adresse aux médias au consulat de Russie à Tel Aviv, le 3 mars 2022. (Crédit: Avshalom Sassoni‎‏/Flash90)

Accentuant encore les tensions avec Israël mardi, la Russie a accusé Lapid de faire des « déclarations anti-historiques » qui « expliquent en grande partie pourquoi le gouvernement israélien actuel soutient le régime néo-nazi de Kiev. »

Moscou a cherché à plusieurs reprises à justifier son invasion de l’Ukraine en affirmant qu’elle travaillait à contrer les forces néo-nazies dans le pays, une affirmation rejetée par les nations occidentales comme un prétexte sans fondement.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...