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Une demande d’assurance-vie très conséquente a conduit à l’arrestation d’une femme

La suspecte, qui a demandé un versement de 6 millions de shekels, aurait modifié les polices d'assurance au moment du décès, en avril, de sa proche parente âgée de 65 ans

La suspecte arrêtée dans le cadre de l’enquête suite au décès en avril d'une proche parente qui était tombée d'un toit à Tel Aviv, en octobre 2022. (Crédit : YouTube)
La suspecte arrêtée dans le cadre de l’enquête suite au décès en avril d'une proche parente qui était tombée d'un toit à Tel Aviv, en octobre 2022. (Crédit : YouTube)

Une demande d’assurance-vie d’un montant suspect a conduit la police à arrêter la proche parente d’une femme décédée en tombant du toit de son immeuble plus tôt cette année, a rapporté mercredi la chaîne publique israélienne Kan.

La police a déclaré mardi qu’elle avait arrêté une femme de 61 ans un jour plus tôt, soupçonnée d’être impliquée dans la mort de sa proche parente qui était tombée d’un immeuble de Tel Aviv où elles vivaient.

La femme de 65 ans a été retrouvée au pied de son immeuble de la rue Pumbedita le 26 avril. Les ambulanciers n’ont pas réussi à la ranimer et ont déclaré son décès sur les lieux du drame.

Le corps de la victime a été autopsié ; aucune preuve suspecte n’a été découverte. La police a conclu qu’elle était probablement montée sur le toit pour vérifier son chauffe-eau lorsqu’elle a trébuché, l’entrainant dans une chute mortelle.

Cependant, la suspecte, qui vivait avec la défunte, avait apporté des modifications aux polices d’assurance-vie de cette dernière avant et après son décès, augmentant les potentiels dédommagements, avant de déposer une demande d’indemnisation d’un montant de 6 millions de shekels, a rapporté Kan.

Se méfiant de ces ajustements, la compagnie d’assurance a demandé à la police de rouvrir l’enquête.

La détention provisoire de la suspecte a été prolongée mardi de six jours, ce qui est considéré comme une longue période compte tenu de son âge et de son casier judiciaire vide. Il n’y a pas de vidéo de l’incident et toutes les preuves contre la suspecte sont actuellement circonstancielles, a noté la chaîne.

L’avocat de la suspecte, Me Idan Pesach, a déclaré que sa cliente était une universitaire titulaire d’un doctorat sans passé criminel.

Il a ajouté que la suspecte et la victime étaient « très proches » et qu’elles prenaient soin l’une de l’autre dans l’appartement où elles vivaient.

« La suspecte s’occupait de tous les besoins de la défunte, médicaux et financiers, donc l’idée même qu’elle soit liée de quelque manière que ce soit à sa mort est choquante et scandaleuse », a-t-il déclaré à Kan.

La Douzième chaîne a rapporté mardi, qu’après avoir ouvert l’enquête, les policiers ont commencé à interroger les résidents de l’immeuble sur la nature de la relation entre la victime et sa proche parente.

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