Une employée de Tiffany and Co. virée car elle aurait dit que les Juifs ont tué Jésus
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Une employée de Tiffany and Co. virée car elle aurait dit que les Juifs ont tué Jésus

Kristin Rightnour, qui a déposé plainte contre la société de bijoux, nie avoir dit « quoique ce soit de la sorte »

Scan d'une gravure allemande de Jésus datant du 19e siècle. (Crédit : Domaine public, œuvre d'art)
Scan d'une gravure allemande de Jésus datant du 19e siècle. (Crédit : Domaine public, œuvre d'art)

Une ancienne responsable du marketing chez Tiffany & Co. dit qu’elle a été victime de discrimination et finalement congédiée après qu’un collègue se soit plaint qu’elle ait dit que les Juifs ont tué Jésus.

Kristin Rightnour, qui se déclare fervente catholique et nie « quoique ce soit de la sorte », a déposé une poursuite fédérale à Manhattan contre le bijoutier de luxe, a rapporté mercredi le New York Daily News.

Rightnour, 35 ans, qui a commencé comme directrice du marketing de Tiffany & Co. en octobre 2013, a entamé une conversation avec un collègue juif et un collègue catholique aux alentours de Pâques, en avril 2014. Selon la poursuite, elle a expliqué l’ « histoire de la crucifixion » à la demande de son collègue juif.

Le Daily News a rapporté que le collègue juif « n’avait pas exprimé de gêne » et déclaré : « Ils ne nous apprennent rien de tout cela à l’école hébraïque ! » au cours de la discussion.

En août 2014, un gestionnaire des ressources humaines a informé Rightnour qu’un collègue s’était plaint qu’elle ait dit que « le peuple juif a tué Jésus » dans cette conversation d’avril 2014.

Les avocats de Rightnour soutiennent que « sa religion était connue de ses collègues » et que ce qu’elle a expliqué est « en effet une croyance catholique standard ».

Ils ont dit que Rightnour a été mise en probation pour une période d’un an, qu’elle a reçu une revue de performance médiocre, n’a pas été nommée pour une promotion et finalement licenciée en août 2015 après qu’elle a déposé une plainte auprès de la Commission de l’emploi l’égalité des chances aux États-Unis.

« Ce à quoi l’on assiste ici, c’est un employeur s’engageant d’une manière systématique, mais brutalement transparente, pour punir une employée accomplie exerçant des activités de management car elle s’est plainte de bonne foi d’avoir été traitée de façon différente en raison de sa religion », a déclaré Alexander Coleman, l’un des avocats de Rightnour et un membre de la société Borelli and Associates.

Rightnour demande un montant non précisé d’argent en dommages-intérêts, rapportent les Daily News.

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