Une étude affirme que le COVID-19 prolifère dans une bande climatique tempérée
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Une étude affirme que le COVID-19 prolifère dans une bande climatique tempérée

L'étude a établi que les villes les plus durement touchées autour du monde se trouvaient sur une bande de latitude comprise entre 30 et 50 degrés nord

Un carte montrant la zone tempérée, soulignée en rouge, où le virus disposait de bonnes conditions climatiques pour se développer, selon une étude publiée le 11 juin 2020. (CC-BY Sajadi MM et al. JAMA Network Open)
Un carte montrant la zone tempérée, soulignée en rouge, où le virus disposait de bonnes conditions climatiques pour se développer, selon une étude publiée le 11 juin 2020. (CC-BY Sajadi MM et al. JAMA Network Open)

Une étude publiée jeudi suggère que le COVID-19 se développe mieux dans un climat sec et plus frais. Il s’agit de la dernière étude scientifique sur un débat pour savoir si le coronavirus est affecté par les changements saisonniers.

L’analyse, publiée par une équipe de l’université de Maryland, a trouvé que les villes les plus durement touchées autour du monde se trouvaient sur une bande de latitude comprise entre 30 et 50 degrés nord, alors que 42 autres villes, qui semblaient avoir éviter le pire, étaient situées au nord ou au sud de cette zone.

« La distribution des foyers importants du COVID-19 en terme de fourchette de latitude, de température et de niveaux d’humidité correspondait au comportement des virus respiratoires saisonniers », ont écrit les auteurs du l’étude, publiée par le Journal of the America Medical Association.

Les huit villes examinées au sein de cette bande de latitude étaient Wuhan, Chine ; Tokyo, Japon ; Daegu, Corée du Sud ; Qom, Iran ; Milan, Italie ; Paris, France ; Seattle, Washington ; et Madrid, Espagne. Toutes ces villes avaient des températures comprise entre 5 et 10,5 degrés °C et une humidité relative entre 44 et 84 % quand le le virus s’est propagé le plus rapidement.

« Nous pensons que le virus SARS-CoV-2 a plus de difficulté à se propager dans des conditions avec une température et une humidité supérieure », a déclaré le co-auteur de l’étude, le Dr. Mohammad Sajadi, à l’agence de presse UPI.

Il a ajouté que des chercheurs pourraient utiliser des modélisations climatiques pour prédire où le virus pourrait ensuite se développer. Il a cependant prévu qu’il faudrait y consacrer plus de recherche.

Certains experts estiment que les températures élevées peuvent affecter la propagation du virus, alors que d’autres estiment que le climat n’est pas un facteur majeur. En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a insisté pour dire que la chaleur n’affecte pas le virus.

Les auteurs ont noté dans l’étude que les coronavirus qui entraînent des rhumes courants chez l’humain « ont montré une forte saisonnalité à l’hiver entre décembre et avril et sont indétectables pendant les mois d’été dans des régions tempérées de l’hémisphère nord ».

Les cartes produites par l’équipe de chercheurs ont montré une zone en vert de climat modéré à travers l’hémisphère nord qui forme une sorte de zone idéale pour le virus, dans laquelle se trouvent les huit villes. Israël se situe juste au sud de cette zone.

L’étude notait que les villes situées à proximité de foyers du virus mais en dehors de la zone de température s’en sont beaucoup mieux sorties que les villes à l’intérieur, même si l’étude inclut seulement des données jusqu’au 10 mars. Parmi les villes enregistrées comme n’ayant pas eu de foyers majeurs, on retrouve Jérusalem, même s’il s’agit de la ville israélienne la plus durement touchée en terme d’infections à partir de la fin mars et en avril.

Le modèle correspond à des foyers majeurs dans plusieurs villes en mars et en avril en se basant sur les données climatiques, notamment à Londres, Berlin, New York et Pékin.

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