Une femme tuée dans une ville de Galilée, son mari arrêté
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Une femme tuée dans une ville de Galilée, son mari arrêté

Le couple se serait séparé à la suite d'agressions antérieures ; le nombre de meurtres conjugaux suspectés sur 2020 dépasse le nombre total de l'année 2019

La police et des secouristes sur la scène d'une affaire suspectée de meurtre-suicide à Petah-Tivka, le 17 janvier 2020. (Roy Alima/Flash90)
La police et des secouristes sur la scène d'une affaire suspectée de meurtre-suicide à Petah-Tivka, le 17 janvier 2020. (Roy Alima/Flash90)

Une femme a été retrouvée morte dans une maison de la ville galiléenne de Tuba-Zangariyye jeudi dernier, selon la police, dans un cas présumé de violence domestique.

La femme, âgée d’une cinquantaine d’années, a été retrouvée avec des traces de coups sur le corps et a été déclarée morte sur place par les médecins. Son mari, âgé d’une soixantaine d’années, a été arrêté, soupçonné de l’avoir tuée, a rapporté la police.

Celle-ci estime que le mari, qui avait déménagé à Tuba-Zangariyye depuis une autre ville de Galilée après s’être séparé de sa femme pour des raisons de violence domestique, est venue lui rendre visite et l’a tuée, selon un rapport du site d’information Ynet.

Il n’a pas été déterminé si une ordonnance restrictive existait contre l’homme.

En juin, le Comité ministériel pour la législation a voté en faveur d’un projet de loi visant à imposer le suivi électronique des hommes violents qui font l’objet d’une mesure d’éloignement. Le système alerterait son porteur et la police si ce premier s’approche de sa victime ou de son domicile en contravention d’une ordonnance du tribunal.

Il y a eu 14 cas suspects d’assassinats de femmes par une personne qu’elles connaissaient en Israël en 2020, dépassant les 13 cas similaires de 2019.

La police et les services sociaux ont signalé une augmentation importante des plaintes pour violence domestique depuis le début de la crise du coronavirus, car de nombreuses familles sont restées à la maison pendant de longues périodes, combinées à un niveau de stress élevé.

Le 1er juin, des milliers d’Israéliens se sont rassemblés lors d’une manifestation à Tel Aviv pour demander au gouvernement d’agir afin de mettre fin à la violence contre les femmes. Il s’agissait de la deuxième manifestation de ce type en moins d’un mois.

Des Israéliens manifestent contre les violences faites aux femmes à Tel Aviv, le 1er juin 2020. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Les organisateurs ont déclaré que la plupart des 250 millions de shekels (62 millions de dollars) approuvés en 2017 pour les programmes nationaux de prévention de la violence domestique n’avaient pas encore été transférés aux autorités compétentes.

Le rassemblement a eu lieu alors que le ministère de la Protection sociale et des Services sociaux a publié des chiffres qui montrent une augmentation de 112 % du nombre de plaintes pour violence domestique qu’il a reçues sur sa ligne d’assistance téléphonique au mois de mai par rapport à avril.

En mai, la Knesset a approuvé la formation d’un sous-comité de lutte contre la violence domestique à l’égard des femmes, qui siégera sous la Commission de la Knesset pour la promotion des femmes. Les groupes féministes ont exprimé leur indignation après que le député Oded Forer, le seul homme de la commission, ait été choisi comme nouveau président.

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