Une guide – assignée à résidencee – avait déconseillé la randonnée meurtrière
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Tragédie de Nahal Tzafit

Une guide – assignée à résidencee – avait déconseillé la randonnée meurtrière

La fille du commandant-adjoint de l'unité de recherches et de secours Arava avait recommandé de "ne pas prendre de risques", comme le lui avait conseillé son père

Les forces de sécurité aux abords de l'endroit où 10 jeunes Israéliens ont été emportés par des inondations éclairs dans le lit de la rivière Tzafit, à côté de la mer morte, dans le sud d'Israël, le 26 avril 2018 (Crédit : Maor Kinsbursky/Flash90)
Les forces de sécurité aux abords de l'endroit où 10 jeunes Israéliens ont été emportés par des inondations éclairs dans le lit de la rivière Tzafit, à côté de la mer morte, dans le sud d'Israël, le 26 avril 2018 (Crédit : Maor Kinsbursky/Flash90)

Une guide assignée à domicile après la mort de 10 adolescents de l’académie prémilitaire Bnei Zion, jeudi, lors d’une randonnée dans le secteur de la mer Morte, a indiqué avoir déconseillé de maintenir l’excursion, mais que la décision finale n’avait pas dépendu d’elle.

Cette femme est la fille du commandant-adjoint de l’unité Arava de recherche et de secours, en charge du secteur dans lequel se trouvaient les jeunes victimes, ont fait savoir samedi soir les médias en hébreu.

Les journaux d’information télévisés ont relayé sa déposition à la police ainsi que lesparoles de son avocat Shahar Mendelman. La guide a fait savoir qu’elle avait consulté son père et que ce dernier lui avait dit de « ne pas prendre de risques » au vu des mises en garde météorologiques, un message qui, a-t-elle noté, avait été transféré à l’académie prémilitaire. Elle a ajouté qu’elle avait fait part de ses propres inquiétudes mais qu’elles n’avaient pas été prises en compte.

La chaîne Hadashot a indiqué que le père de la guide devrait donner son témoignage à la police également.

Le chef de l’académie prémilitaire et un instructeur ont été arrêtés vendredi, soupçonnés d’homicide par négligence en ignorant les mises en garde contre d’éventuelles crues. Ils étaient encore en détention samedi soir.

Montage photo des 9 des 10 victimes d’une inondation soudaine dans le sud d’Israël le 27 avril 2018 : Ilan Bar Shalom (en haut à gauche), Shani Shamir (en haut, au centre), Agam Levy (en haut à droite), Romi Cohen ( milieu, gauche), Tzur Alfi (milieu, centre), Ella Or (milieu, droite), Gali Balali (bas, gauche), Maayan Barhum (bas, centre), Yael Sadan (bas, droite) (Crédit : Autorisation Facebook)

La police israélienne enquête pour savoir si les organisateurs de l’excursion ont menti aux participants sur la sécurité de cet itinéraire qu’ils devaient parcourir dans le désert, ainsi que sur une éventuelle coordination – ou un manque de coordination – avec les autorités concernées.

Sept des dix adolescents tués lors de la crue – Ella Or, Maayan Barhoum, Yael Sadan, Agam Levy, Shani Shamir, Ilan Bar Shalom, and Tzur Alfi — ont été inhumés vendredi entourés de leur parents, de leurs fratries et de leurs amis qui ont, tour à tour, prononcé des éloges funèbres, se souvenant de personnalités nobles, qui auraient pu occuper de hautes fonctions, « d’amoureux de la vie » déterminés ou de leurs « petites filles ».

Les dix victimes faisaient partie d’un groupe de 25 étudiants qui participaient à une randonnée organisée par l’académie prémilitaire Bnei Zion et qui devaient suivre son programme à la prochaine rentrée. Ils sont morts jeudi suite à des pluies torrentielles et malgré les mises en garde contre des crues soudaines dans le lit de rivière dans lequel ils marchaient, Nahal Tzafit, créant une onde de choc dans le pays.

La mère de Barhoum a expliqué samedi à la chaîne Hadashot qu’elle avait appelé l’académie militaire la veille de l’excursion pour demander si cette dernière était maintenue et si les autorités avaient été consultées.

Elle a ajouté avoir demandé si l’académie avait demandé conseil au ministère de l’Education et si elle était en contact avec la « salle de situation » de l’instance gouvernementale qui s’occupe des voyages scolaires concernant la mauvaise météo. « On m’a dit qu’ils s’occupaient de tout ça, c’est tout », a-t-elle poursuivi.

L’un des adolescents ayant survécu au drame s’est également exprimé devant les caméras de la chaîne Hadashot samedi, disant que le groupe avait eu un « bon moral » pendant la randonnée, qu’il s’était séparé en petits groupes dans le désert de Judée pendant une heure environ lorsqu’il avait soudainement entendu crier.

Noam Kelem, un survivant de la catastrophe de la rivière Tzafit survenue le 26 avril 2018 qui a causé la mort de 10 adolescents emportés par une crue soudaine (Capture d’écran : Hadashot)

Noam Kelem a indiqué que quelqu’un avait commencé à « crier : Une inondation ! » et que tous les jeunes avaient entendu un bruit, apercevant une « vague massive marron » avant de se trouver frappés par la crue soudaine.

« Nous nous sommes cramponnés partout où nous pouvions le faire, on avait de l’eau à la hauteur de la poitrine et elle était glaciale », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il avait vu deux personnes « emportées, leurs corps frappant des blocs de pierre à leur passage ».

Samedi également, de nouveaux détails ont émergé concernant les actions de l’un des adolescents décédés, Tzur Alfi, qui aurait sauvé la vie de ses amis.

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