Une Israélienne du Canada ne veut pas rentrer par crainte de la prison après son insoumission
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Une Israélienne du Canada ne veut pas rentrer par crainte de la prison après son insoumission

A 28 ans, elle affirme que l’armée ne veut pas la libérer de son service ; l’armée affirme qu’elle le fera mais qu’elle doit assumer la responsabilité de ne pas s’être enrôlée en purgeant une peine de prison

Une soldate israélienne au garde-à-vous pour les soldats tombés à une cérémonie au mont des Oliviers (Crédit : Yonatan Sindel/lash 90)
Une soldate israélienne au garde-à-vous pour les soldats tombés à une cérémonie au mont des Oliviers (Crédit : Yonatan Sindel/lash 90)

Une Israélienne, vivant au Canada qui ne s’est pas enrôlée dans l’armée israélienne, ne s’est pas rendue en Israël par peur que l’armée ne l’arrête pour insoumission, le fait de ne pas effectuer un service militaire obligatoire, a annoncé dimanche la Dixième chaîne.

Agée de 28 ans, elle a quitté Israël avec sa famille à l’âge de 15 ans, quand son père a été envoyé par l’État au Canada pour des raisons diplomatiques.

Dans le cadre de la loi israélienne, les citoyens juifs doivent servir l’Etat, soit au sein de l’armée, soit au sein d’un programme de bénévolat.

En tant qu’enfant de diplomate israélien servant à l’étranger, elle aurait dû commencer son service à 20 ans, a déclaré un responsable militaire au Times of Israel.

Cependant, à 14 ans, elle a découvert qu’elle souffrait du syndrome d’Ehlers-Danlos, une maladie génétique rare liée à une anomalie du tissu conjonctif qui peut entraîner une rupture des vaisseaux sanguins.

« Elle soufre de dislocations répétées des épaules et des coudes », a déclaré son père à la Dixième chaîne.

« L’espérance de vie des personnes atteintes de ce symptôme est réduite. »

Elle a ensuite reçu deux ajournements de l’armée, a déclaré un responsable militaire.

Quand ces deux ajournements se sont terminés, elle n’en a jamais reçu d’autres, mais elle n’a pas non plus reçu de dispense totale de service, a déclaré l’armée.

Quand elle s’est rendue en Israël pour la dernière fois en 2003, sa famille a fourni à l’armée les documents nécessaires. On lui a dit qu’elle devait rester deux mois dans le pays pendant que son dossier était examiné. Son père a déclaré que son dossier n’avait jamais été traité, et sa fille est rentrée au Canada.

A partir de ce moment, elle a été considérée comme insoumise.

Elle a déclaré à la Dixième chaîne qu’elle voulait rentrer en Israël et avait déposé une demande pour être volontaire au lieu d’effectuer un service militaire classique, mais l’armée a refusé.

Un responsable militaire a contredit cette affirmation.

« Si elle se présente devant les responsables de l’armée israélienne, elle peut obtenir une exemption totale de service en tant que femme mariée (elle est mariée depuis 2008) », a-t-il déclaré.

« Cependant, cela ne l’exempte pas de sa responsabilité du crime qu’elle a commis », a-t-il ajouté, faisant référence à son insoumission.

« La peine prévue pour chaque année d’insoumission est de 30 à 45 jours, soit entre 8 et 12 mois d’incarcération », a-t-elle déclaré à la Dixième chaîne.

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