Une Israélienne tuée par un véhicule palestinien près de Naplouse
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Une Israélienne tuée par un véhicule palestinien près de Naplouse

Le Palestinien a dit avoir percuté la victime par accident ; des militaires estiment que c'est probable ; le chef des implantations insiste qu'il s'agit d'un acte de terrorisme

Des ambulances du Magen David Adom évacuent des blessés vers l'hôpital Soroka de Beer Sheva le 31 juillet 2016 (Capture d'écran : YouTube).
Des ambulances du Magen David Adom évacuent des blessés vers l'hôpital Soroka de Beer Sheva le 31 juillet 2016 (Capture d'écran : YouTube).

Une femme israélienne a été tuée dans le nord de la Cisjordanie jeudi soir après avoir été heurtée par une voiture palestinienne.

La femme, dans la quarantaine, a été heurtée par le véhicule sur la route 60, près de l’avant-poste de l’implantation de Havat Gilad. Elle a été déclarée morte par le service de secours Magen David Adom après que les ambulanciers ne sont pas parvenus à la réanimer.

Immédiatement après l’incident, les forces de sécurité, soupçonnant une attaque à la voiture-bélier, ont érigé des barrages routiers dans la zone et à l’entrée de la ville palestinienne de Naplouse et inspecté les véhicules pour appréhender le suspect.

Le conducteur du véhicule, dont les témoins ont dit qu’il s’agissait d’un taxi, s’est rendu à la police palestinienne peu après.

Un haut responsable de l’AP a déclaré au Times of Israel que le chauffeur était un homme âgé de 63 ans qui avait insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un accident et non d’une attaque.

Le fonctionnaire a ajouté que l’homme resterait sous la garde de la police de l’Autorité palestinienne et serait traité par le système judiciaire de l’Autorité palestinienne.

Selon le site d’informations Ynet, l’homme a déclaré aux responsables palestiniens qu’il avait fui les lieux de l’incident car il craignait pour sa sécurité après l’incident.

Des sources militaires ont déclaré que l’hypothèse de travail était qu’il s’agissait d’un accident et non d’une attaque.

Le président du Conseil de Samarie Yossi Dagan s’exprime durant une manifestation contre l’éviction prévue de l’avant-poste d’Amona, devant la Knesset, le 30 janvier 2017 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Cependant, le président du conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, a insisté sur le fait que l’affaire avait toutes les caractéristiques d’une attaque.

« Du point de vue des commandants militaires sur le terrain et de notre point de vue également, il s’agit d’une attaque terroriste à toutes fins utiles », a-t-il déclaré.

« Le carrefour est éclairé par des lampadaires », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il n’y avait pas de traces de dérapage ou d’autres signes indiquant que le conducteur avait tenté de s’arrêter soudainement.

« De notre point de vue, il s’agit d’une autre attaque terroriste, un meurtre de sang-froid sur un résident de la Samarie sur une route centrale de l’Etat d’Israël ».

Un porte-parole du Conseil régional de Samarie a déclaré que l’accrochage avait apparemment eu lieu près du site d’une attaque en janvier, lorsque le rabbin Raziel Shevach a été abattu par un terroriste du Hamas.

« C’est un incident très difficile », a déclaré Dagan. « Nous, résidents de Samarie, continuerons à être forts et à sanctifier la vie. »

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