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Une seconde femme nommée directrice-générale d’un ministère

La ministre pour la promotion du statut des femmes, May Golan, a dit qu'elle demandera l'approbation du cabinet concernant la désignation de Merav Stern à la tête de son bureau

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

La députée du Likud May Golan visite le bureau de fortune du député Itamar Ben Gvir dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, le 14 février 2022. (Crédit : Arie Leib Abrams/Flash90)
La députée du Likud May Golan visite le bureau de fortune du député Itamar Ben Gvir dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, le 14 février 2022. (Crédit : Arie Leib Abrams/Flash90)

May Golan, la ministre pour la Promotion du statut des femmes, a indiqué mardi qu’elle avait choisi Merav Stern pour le poste de directrice-générale de son ministère. Stern sera la deuxième femme à prendre la tête d’un ministère au sein du gouvernement actuel.

Stern, 47 ans, est la fondatrice de deux groupes qui soutiennent les femmes dans le monde des affaires et elle est la co-propriétaire d’un cabinet de conseil stratégique auprès des organisations et des entreprises.

« A ses côtés, je mettrai en œuvre une politique nouvelle et transcommunautaire qui bénéficiera aux femmes de toutes les populations qui forment Israël », a indiqué Golan sur Twitter, disant que Stern est « une femme de talent, impressionnante, qui a acquis une expérience formidable ».

Elle a ajouté qu’elle demanderait l’approbation de son choix au cabinet, une approbation qui est indispensable.

Golan avait suscité la colère de certains groupes de défense des droits des femmes après des informations qui avaient laissé entendre qu’elle allait limoger la directrice de l’Autorité chargée de la promotion des femmes, Ayelet Razin Bet Or. L’Autorité, placée sous le contrôle du ministère de l’Égalité sociale, était chargée de l’avancée du statut des femmes dans le pays au sens large avant la création du nouveau ministère de Golan, qui avait pris ses fonctions au début de l’année.

Razin Bet Or avait été nommée à ce poste il y a un an et demi par une commission de sélection sous l’ancien gouvernement. Elle devait rester à ses fonctions pendant quatre ans.

Le groupe de défense des droits des femmes Israel Women’s Network avait critiqué son limogeage, disant dans un communiqué qu’il était venu porter atteinte « à des processus et à des réformes déterminantes qui ont commencé à avancer avec pour conséquence qu’encore une fois, la question de la promotion des droits des femmes va connaître un nouveau recul en Israël ».

« Nous avons été surprises de découvrir aujourd’hui que la toute première décision prise par la ministre chargée de la promotion du statut des femmes a été de renvoyer une femme de son poste », avait commenté Hadas Daniely Yelin, à la tête de l’IWN, qui avait souligné que la nomination du dirigeant de l’Autorité ne devait en aucun cas être de nature politique. Elle avait vivement recommandé de nommer Razin Bet Or au poste de directrice-générale.

Dans la foulée, l’Israel Women’s Network et le groupe de défense des droits des femmes Naamat avaient envoyé un courrier au Premier ministre Benjamin Netanyahu, lui demandant d’annuler le limogeage de Razin Bet Or.

Golan, une députée provocatrice élue sous l’étiquette du Likud de Netanyahu, a dénoncé les critiques qui, selon elle, ont jugé Stern trop rapidement, lorsqu’elle a annoncé la désignation de cette dernière.

« Certaines des organisations féministes qui ont accouru auprès des médias pour se livrer à des diffamations et pour réagir sans discernement peuvent se calmer », a-t-elle écrit sur Twitter.

Au mois de mai, la candidature de Gali Sambira avait été approuvée au poste de directrice-générale du ministère de la Diplomatie publique sous les auspices de la ministre Galit Distel Atbaryan, devenant la toute première femme à prendre la tête d’un ministère dans l’actuel gouvernement.

La coalition a essuyé les critiques des groupes de défense des droits des femmes qui se sont insurgés contre l’absence totale des femmes à une fonction de directrice-générale. Au mois de février, un groupe de trois organisations à but non-lucratif avait déposé une requête devant la Haute-cour réclamant que les postes encore vacants soient occupés par des femmes.

A ce moment-là, sur un total de 31 postes non-pourvus, le gouvernement avait nommé 23 directeurs-généraux, tous des hommes.

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