Rechercher

Une star israélienne de hockey sur glace qui joue à Marioupol, fuit la guerre

Sherbatov était dans l'est de l'Ukraine lorsque la Russie a envahi ; il a dû prendre des trains pendant 5 jours pour se rendre à Lviv espérant atteindre le consulat israélien

Le capitaine de l'équipe de hockey sur glace israélienne, Eliezer Sherbatov (Crédit : Facebook)
Le capitaine de l'équipe de hockey sur glace israélienne, Eliezer Sherbatov (Crédit : Facebook)

JTA — Le joueur de hockey israélo-canadien Eliezer Sherbatov a détaillé son expérience déchirante – après avoir fui l’Ukraine la semaine dernière – sur Instagram et dans une interview émouvante avec The Sports Network canadien.

Sherbatov, capitaine de longue date de l’équipe nationale de hockey d’Israël, a fait la Une des journaux en 2020 lorsqu’il a rejoint une équipe polonaise qui joue à Oswiecim, le nom polonais de la ville d’Auschwitz. Il joue pour le HC Marioupol dans la Ligue ukrainienne de hockey depuis l’été dernier, et son équipe séjournait dans un hôtel à Druzhkivka, en Ukraine, lorsque l’invasion russe a commencé le 24 février.

Sherbatov a passé les cinq jours suivants à voyager à travers l’Ukraine en train, pour finalement atteindre Lviv, où il a pu se mettre en relation avec le consulat israélien.

Sherbatov, qui est né à Rehovot, en Israël, a rejoint un bus rempli de réfugiés qui ont traversé Varsovie, en Pologne. Le trentenaire attribue au consulat et aux volontaires israéliens le mérite de l’avoir fait sortir, les qualifiant de « gens incroyables, organisation incroyable ».

Il a été nommé de facto chef du bus, a-t-il déclaré au TSN.

« Ils nous ont fait monter dans un bus avec des enfants et des personnes âgées », a-t-il déclaré. « Ils m’ont nommé responsable de ce bus parce que personne du consulat ne venait avec nous, étant donné qu’ils devaient attendre les autres. Ils m’ont rendu responsable de ces 17 personnes et c’était la chose la plus difficile que j’ai jamais faite dans ma vie, d’être responsable de 17 personnes alors qu’il était question de vie ou de mort. »

Sherbatov est rentré à Montréal mardi – où sa femme et ses deux jeunes enfants l’attendaient. Il n’avait pas encore rencontré son fils, né alors qu’il jouait à Marioupol.

« Quand je suis rentré chez moi dans ma famille, c’était très émouvant, il y a eu beaucoup de larmes », a-t-il déclaré au réseau canadien. « J’ai rencontré mon fils pour la première fois et je pensais que je ne le verrai jamais. Je pensais que je ne reverrai jamais ma famille. »

Certains de ses coéquipiers sont toujours coincés à Marioupol, assiégée par les russes en raison de son importance stratégique en tant que ville côtière.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...