Une start-up israélienne veut aider les investisseurs à évaluer le risque politique
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Une start-up israélienne veut aider les investisseurs à évaluer le risque politique

GeoQuant lève 4 M de dollars pour son système logiciel - et données - qui effectue un classement quotidien des pays

Un graphique du risque politique par GeoQuant 
 (Autorisation)
Un graphique du risque politique par GeoQuant (Autorisation)

Lorsque des investisseurs évaluent le risque de placer de l’argent dans une action ou dans une entreprise, la stabilité politique est un élément crucial dans leur décision.

Aujourd’hui, la start-up israélienne GeoQuant veut aider les investisseurs à réfléchir à leurs options en utilisant un logiciel qui, selon ses concepteurs, permet de mesurer le risque politique en temps réel.

L’entreprise a indiqué mercredi qu’elle avait réuni un financement de démarrage de 4 millions de dollars. L’argent a été prélevé par Aleph, un nouveau fonds de capital-risque basé à Tel Aviv, ainsi que par XL Innovate, un fonds qui se concentre sur l’Insurtech dans la Silicon Valley. Michael Eisenberg, l’un des partenaires d’Aleph VC, et Martha Notaras, de XL Innovate, rejoindront le conseil d’administration de GeoQuant, a fait savoir la start-up dans un communiqué.

Ces fonds seront utilisés pour continuer à développer le logiciel de l’entreprise, pour étendre les secteurs de couverture et les offres et accroître la base de la clientèle, a expliqué le communiqué.

Dor Kelman, co-fondateur de GeoQuant (Autorisation)
Dor Kelman, co-fondateur de GeoQuant (Autorisation)

« Nous avons cherché des opportunités pour mettre de l’ordre dans le chaos politique et institutionnel qui affecte le monde en ce moment », dit Eisenberg. « La mondialisation du commerce et les investissements directs étrangers augmentent tandis qu’en même temps, le monde devient moins stable. Il est fondamental que les entreprises comprennent les risques et les opportunités et qu’on leur prépare des données réelles, pas de des analyses ».

GeoQuant fusionne les sciences politiques et les sciences informatiques pour s’attaquer aux insuffisances actuelles qui existent dans les outils de mesure du risque politique pour les investisseurs, les cadres et autres décisionnaires commerciaux.

Son logiciel est créé pour trouver sur le web de larges quantités de données fiables, informations et autres contenus de réseaux sociaux. Ces données sont alors renforcées par une équipe de scientifiques politiques et d’experts régionaux en interne, qui génèrent des résultats quotidiens pour tous les pays et d’autres indicateurs de haute-fréquence qui permettent une analyse plus robuste et l’évaluation des risques politiques à travers le monde.

« En combinant notre expertise en sciences politiques et les technologies de pointe, nous sommes la première entreprise à identifier, quantifier et tracer les risques politiques en temps réel », s’exclame le co-fondateur de GeoQuant Mark Rosenberg.

L’entreprise dit que, par exemple, les utilisateurs de GeoQuant pourront prédire de manière plus précise comment l’enquête menée par le Congrès sur le président américain Donald Trump pourra influencer les perspectives à long terme du marché boursier américain. Ou comment la stratégie de la Chine, dans la mer de Chine méridionale, sera susceptible d’affecter les prix du pétrole. Ou même comment la crise de gouvernance persistante au Brésil pourra entraver la croissance dans les secteurs du commerce de détail et de la consommation.

L’outil d’analyse de GeoQuant sera bientôt disponible pour les fonds d’investissement, les institutions financières, les corporations et autres organisations mondiales.

Ses classements et ses flux de données concernant le risque politique pour les pays du G20 sont d’ores et déjà disponibles sur le Bloomberg Terminal, a fait savoir l’entreprise.

Cette firme, basée à Tel Aviv, dont l’équipe est composé d’experts en sciences de données, en apprentissage automatique et en architecture de données, a été co-fondée par Mark Rosenberg, scientifique politique formé à Berkeley et ancien directeur d’Eurasia Group, et par Dor Kelman, ingénieur informatique ancien ingénieur en chef à Crossrider PLC.

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