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USA : La Chambre demande aux présidentes du MIT et de Harvard de démissionner

125 démocrates votent contre la résolution d'Elise Stefanik, à laquelle les présidentes avaient répondu de manière insatisfaisante à sa question sur l'appel au génocide des juifs

Claudine Gay, présidente de l'Université de Harvard, Liz Magill, présidente de l'Université de Pennsylvanie, Pamela Nadell, professeure d'histoire et d'études juives à l'American University, et Sally Kornbluth, présidente du Massachusetts Institute of Technology, témoignant devant la commission de l'Éducation et de la main-d'œuvre de la Chambre des représentants au Rayburn House Office Building, à Washington, le 5 décembre 2023. La commission a tenu une audience pour enquêter sur l'antisémitisme sur les campus universitaires. (Crédit : Kevin Dietsch/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/Getty Images via AFP)
Claudine Gay, présidente de l'Université de Harvard, Liz Magill, présidente de l'Université de Pennsylvanie, Pamela Nadell, professeure d'histoire et d'études juives à l'American University, et Sally Kornbluth, présidente du Massachusetts Institute of Technology, témoignant devant la commission de l'Éducation et de la main-d'œuvre de la Chambre des représentants au Rayburn House Office Building, à Washington, le 5 décembre 2023. La commission a tenu une audience pour enquêter sur l'antisémitisme sur les campus universitaires. (Crédit : Kevin Dietsch/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/Getty Images via AFP)

WASHINGTON (JTA) – La Chambre des représentants des États-Unis a demandé aux présidentes des universités de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT) de démissionner pour n’avoir pas clairement énoncé, lors d’une audience du Congrès, les mesures que prendraient leurs établissements contre ceux qui appellent au génocide des juifs.

Le vote de mercredi soir était de 303 en faveur pour et 126 contre, et trois députés ont voté ‘présent’. Tous les votes contre la résolution, sauf un, viennent de démocrates, et notamment sept des 24 démocrates juifs du groupe parlementaire. Les trois personnes qui ont voté ‘présent’ étaient également des démocrates, et le seul républicain à avoir voté contre est Thomas Massie, du Kentucky.

L’initiatrice de la résolution est la députée Elise Stefanik, une New-Yorkaise qui est aussi la troisième républicaine de la Chambre des représentants. Les réponses qu’elle a reçues la semaine dernière des présidentes de Harvard, du MIT et de l’université de Pennsylvanie (Penn) à sa question sur la manière dont elles répondraient aux appels au génocide des Juifs dans leurs universités étaient très ambiguës.

Liz Magill, la présidente de Penn, a démissionné depuis mais elle reste membre du corps professoral de l’établissement, et la résolution invitait les deux autres à en faire autant. Claudine Gay, présidente de Harvard, s’est excusée pour les propos qu’elle avait tenus lors de l’audition et, à l’issue d’une longue réunion en début de semaine, le conseil d’administration de Harvard a décidé de la maintenir dans ses fonctions. Le conseil d’administration du MIT a également affirmé son soutien à la présidente Sally Kornbluth, qui est juive.

Plusieurs démocrates juifs ont déclaré que la résolution n’était pas sincère parce que Stefanik n’a rien fait contre l’antisémitisme au sein de son propre parti, reprenant ainsi les sentiments contradictoires exprimés par certaines personnalités juives libérales à la suite de l’audience.

Jamie Raskin, du Maryland, est l’un des sept démocrates juifs qui ont voté contre. Il a reproché à Stefanik, l’une des principales partisanes de Donald Trump, de n’avoir jamais interpellé l’ancien président américain pour ses liens avec des antisémites notoires, dont Nick Fuentes, un négationniste de la Shoah qui a récemment appelé à l’exécution des juifs.

« Nous attendons toujours une réponse sérieuse de la part de la députée Stefanik. Dénoncera-t-elle l’antisémitisme virulent au sein du Parti républicain, y compris les appels au génocide juif de l’invité de Trump au dîner à Mar-a-Lago, Nick Fuentes, leader de la Conférence d’action politique America First ? » a écrit Raskin mercredi sur X, la plateforme anciennement connue sous le nom de Twitter.

La députée Elise Stefanik marche dans le Capitole, le 12 décembre 2023, à Washington. (Crédit : Alex BrandonAP)

D’autres démocrates juifs ont voté en faveur de la résolution non contraignante parce qu’ils étaient d’accord avec son contenu, mais l’ont qualifiée de manœuvre politique dénuée de sens.

Kathy Manning, de Caroline du Nord, qui a voté en faveur de la mesure, a appelé à une véritable législation plutôt qu’à des résolutions non contraignantes. Elle a dernièrement accusé Stefanik d’avoir agi de mauvaise foi et d’avoir copié des passages d’une lettre écrite par Manning où elle critiquait les présidentes d’université. Manning a publié deux lettres sur Twitter, la sienne et celle rédigée par Stefanik et Moskowitz.

« Les résolutions insignifiantes vides de sens qui n’adressent en rien le problème sous-jacent de l’antisémitisme ne m’intéressent pas », a-t-elle déclaré à la Chambre des représentants avant le vote. « Nous n’avons pas besoin de résolutions jetables, nous avons besoin de solutions efficaces. »

Stefanik a fustigé les démocrates qui ont refusé de soutenir le projet de loi.

« Le monde nous regarde et voit les députés des deux bords se tenir résolument aux côtés du peuple juif pour condamner l’antisémitisme sur les campus universitaires et les témoignages dépourvus de toute morale des présidentes des universités de Harvard, du MIT et de Penn aux audiences de la commission de l’éducation et du travail de la Chambre la semaine dernière », a-t-elle déclaré sur X. « Il est décevant et révélateur que 128 démocrates aient choisi de voter contre la condamnation de l’antisémitisme dans les universités et les témoignages pathétiques et abominables des présidentes d’université. »

Les États-Unis, et en particulier les universités américaines, ont connu une recrudescence de l’antisémitisme à la suite de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, qui a fait quelque 1 200 morts, pour la plupart des civils, et 240 otages.

En réponse, Israël a lancé une campagne aérienne, suivie d’une opération terrestre, dans laquelle il s’est engagé à éliminer le Hamas, afin de mettre fin au règne de 16 ans du groupe terroriste dans la bande de Gaza, et à libérer tous les otages.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, plus de 18 700 Palestiniens auraient été tués depuis le début de la guerre. Ce chiffre ne peut toutefois pas être vérifié de manière indépendante et inclurait environ 7 000 terroristes du Hamas ou affiliés au Hamas, ainsi que des civils tués par des tirs de roquettes palestiniennes mal tirées.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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