Vaccination des enfants à la COVID : une spécialiste reçoit des menaces de mort
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Vaccination des enfants à la COVID : une spécialiste reçoit des menaces de mort

Des gardes du corps escorteront Galia Rahav, membre d'un panel ayant travaillé sur la question ; l'immunisation des 12 à 15 ans, approuvée par les experts, commencerait dimanche

La professeure Galia Rahav, à la tête de l'unité et du laboratoire des maladies infectieuses à l'hôpital Sheba, regarde des données de malades atteints par la  COVID-19. (Autorisation : Hôpital Sheba)
La professeure Galia Rahav, à la tête de l'unité et du laboratoire des maladies infectieuses à l'hôpital Sheba, regarde des données de malades atteints par la COVID-19. (Autorisation : Hôpital Sheba)

Une membre d’un panel du ministère de la Santé qui a servi de conseillère concernant la vaccination contre la COVID-19 a reçu des menaces de mort pendant la procédure d’approbation de la campagne d’inoculation des enfants – une information qui a été révélée mardi.

La professeure Galia Rahav, de l’hôpital Sheba, a reçu des messages de menaces de la part d’anti-vax, sur internet, avec notamment des images de tombeaux portant son nom et les mots « pulsa dinora », une malédiction mortuaire juive qui se traduit littéralement par « les cils du feu », a fait savoir la station de radio Kan.

L’hôpital a assuré s’être mis en relation avec la police après les menaces et qu’un garde du corps serait mis au service permanent de Rahav.

« Les menaces, les violences et l’agressivité ne doivent pas dicter le chemin emprunté par une nation. Les spécialistes de Sheba continueront à exprimer leurs positionnements professionnels publiquement et en toute liberté », a dit l’hôpital dans un communiqué.

Des Israéliens attendent de recevoir un vaccin COVID-19, dans un centre de vaccination géré par la municipalité de Tel Aviv et le Centre médical Sourasky de Tel Aviv (Ichilov), sur la place Rabin à Tel Aviv, le 31 décembre 2020. (Crédit : Miriam Alster / Flash90)

Israël devrait commencer à vacciner les enfants âgés de 12 à 15 ans contre le coronavirus dès dimanche, sous réserve d’une approbation finale.

Ces vaccinations seront initialement effectuées en milieu scolaire pour toucher le plus grand nombre d’enfants, a noté l’article, même si les parents devront donner leur approbation préalable.

Ce n’est pas la première fois que Rahav et d’autres responsables de la santé font face à des menaces en raison de la campagne de vaccination. Au mois de mars, Rahav avait reçu un message disant : « Galia, j’espère et je suis impatient de voir ce jour prochain où Dieu te rappellera à lui ». Un autre message la qualifiée de « future voisine de Hitler en enfer ».

D’autres médecins ont également dit avoir été comparés aux nazis. L’épidémiologiste Hagai Levine, qui a été à la tête du syndicat des médecins, avait raconté à la Douzième chaîne, au mois de mars, qu’il avait reçu des appels téléphoniques où il avait été comparé au criminel de guerre nazi Josef Mengele qui avait mené des expérimentations médicales sur les humains – il avait reçu des massages similaires sur les réseaux sociaux.

Ce n’est pas la première fois que les activistes anti-vax critiquent le programme d’immunisation contre le coronavirus mis en place en Israël aux pratiques nazies. Dans plusieurs manifestations, des protestataires avaient fait l’équivalence entre le Passeport vert et l’étoile jaune, pendant la Shoah, ainsi que les numéros tatoués par les nazis sur le bras des détenus dans les camps de concentration. Ils avaient aussi comparé la campagne de vaccination et les lois nazies.

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